Le jour le plus Court

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Le vendredi 16 décembre dernier, le lycée Duhamel du Monceau a participé au « Jour le plus court » pour la troisième fois. Cet  événement national a pour but de célébrer et de promouvoir le court métrage.

Une sélection de courts métrages ont été diffusés tout au long de la journée à  8 classes.

La classe de 2nd4 a élaboré un livret d’affiches cinématographiques en accompagnement personnalisé.

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Radiant de DJ Pone (2016)

Thomas Parent alias DJ Pone a quitté en 2014 le groupe parisien Birdy Nam Nam, quiradiant-dj-pone s’était révélé par des albums très solides comme Manual For Successfull Rioting en 2009 où les 4 champions 2002 de turntable faisaient danser les foules. Depuis le groupe s’essouffle et, après une collaboration remarquée avec le chanteur de Stuck in the Sound José Reis Fontao pour le projet SARH, DJ Pone sort son premier album solo avec Superpoze à la production, excusez du peu…

Le résultat suprendra les fans inconditionnels de Birdy Nam Nam mais devrait pleinement satisfaire les esgourdes des passionnés d’électronica pas trop sirupeuse. Certes, on trouvera  deux titres de pop aussi douce qu’attendue portée par la voix d’Isles Ingenue et Take 2 mais le reste de l’album a plus de corps. Entre le tout en tension Heart Swing et la voix de Jaw ( DoP, Les Fils du Calvaire), la mélodie éthérée addictive de Physical Element, l’anxiogène Thrill qui associe à merveille la voix de Louisahhh!!! et une atmosphère qui n’est pas sans rappeler la BO de Matrix ou encore la lente montée de Renewal et son piano bien senti, les oreilles ne savent plus où donner de la tête… Les deux sommets de l’album sont, pour moi, la pop majestueuse de Slow Motion que la voix de Sage illumine (allez vite écouter au passage le premier album de Sage qui est un bijou) et le morceau final Highways sublime de mélancolie.

Bref, voilà un bien bel album d’électronica à écouter tranquillement au chaud quand le froid vous  décourage de pointer le nez dehors.

En prime, le surprenant clip de Physical Element qui devrait rappeler à certains Elephant de Gus Van Sant…

Sylphe

Peaky blinders

telechargementPEAKY BLINDERS

Qu’on se le dise, Tyson Fury n’est plus le seul mauvais garçon célèbre issu d’une famille gipsy Outre-Manche. Thomas Shelby, héros de la série Peaky Blinders, créée par Steven Knight pour la BBC Two, rejoint la longue lignée des bad guys pour lesquels on se prend d’affection.

Au lendemain de 14-18, dans la cité ouvrière de Birmingham, on suit l’ascension, au sein de la pègre britannique, d’une fratrie de bookmakers tout juste revenus des champs de bataille de la Grande Guerre.

La clique est menée par le cadet – le bien nommé Tommy – interprété par Cillian Murphy, découvert chez Ken Loach dans Le Vent Se Lève et dont la beauté fragile n’a d’égal que la détermination de son personnage à se faire un nom chez les malfrats d’Angleterre. L’acteur irlandais, dont les traits subtils contrastent avec la froide violence de son personnage, sert au mieux une psychologie complexe finalement assez rare chez les villains.

En face de lui, le Major Campbell, qu’un certain Winston Churchill, pas encore Premier Ministre, a dépêché dans les Midlands afin de rétablir l’ordre et assainir les rangs d’une police gangrenée par la corruption, est campé par Sam Neill, celui qui avait joué, à une autre époque – les trentenaires s’en souviendront – le paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park. Campbell, dépositaire de l’autorité, est censé être aussi celui de la morale mais c’est une belle ordure et on n’hésite pas une seconde quand il s’agit de choisir son camp !

Pour couronner le tout, l’esthétisme de la série est sublimé par une photographie très soignée. Les ruelles de Small Heath, le quartier des Shelbys – ne sont pas sans rappeler le Lower East Side d’Il Etait Une Fois En Amérique.

Et que dire de la B.O., à se damner ! A titre d’exemple, l’épisode final de la saison 2 aligne, tour à tour, Red Right Hand de Nick Cave and the Bad Seeds (thème principal de la série), Come On Over de Royal Blood et Do I Wanna Know des Artic Monkeys. N’en jetez plus !

Alors sans perdre une minute, délectez-vous de ce petit bijou, en B.O. please, pour apprécier les accents des protagonistes et tout simplement pour le plaisir d’entendre Arthur, l’aîné des Shelbys, tonner de sa gouaille inimitable : We’re the fucking Peaky Blinders !

Disponible sur Netflix, Arte TV et en DVD.

KM