Camp de Pithiviers

Le 31 mars les 1ère ES1 et les 1ère S1 sont allés sur les traces du camp d’internement de Pithiviers.

La visite était menée par deux guides du Cercil (Centre d’études et de recherche sur les camps d’internement du Loiret et de la déportation juive).

Cette visite a commencé par le lieu d’arrivée des déportés, la gare, aujourd’hui désaffectée.

L’objectif était de comprendre le contexte et de retracer le parcours de ceux qui allaient passer par ce camp de Pithiviers.

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L’infirmerie, rare bâtiment d’origine encore visible, est devenue un lieu d’habitation sur lequel une plaque a été apposée.

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Peu de traces sur le terrain, mais beaucoup d’archives, et notamment de photos, permettent de comprendre ce qui s’est passé.

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La visite s’est terminée par le square Max-Jacob où sont listés les noms des internés sur des stèles.

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Le Clos Lucé à Amboise

Le 31 mars 2017, la classe de seconde 2 a passé la journée au Clos Lucé à Amboise : la dernière demeure de Léonard de Vinci. L’objectif de la journée était de découvrir toutes les facettes du célèbre inventeur: le peintre et le sculpteur, l’inventeur et le visionnaire, le mathématicien, le génie au service des Arts militaires.

Toute la matinée, les élèves ont pu visiter le château: les ateliers de Léonard De Vinci, la cuisine, la pièce de réception, la chapelle. Ensuite,  ils ont pu découvrir la salle des maquettes  miniatures des inventions sont exposées.

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Après un pique-nique ensoleillée, la classe s’est séparée en deux groupes pour la visite d’ une exposition des 50 maquettes en bois réalisées d’après le dessins de Léonard De Vinci.

Le reste de la journée a été consacrée à la promenade dans les jardins pour tester certaines inventions de Léonard De Vinci grandeur nature.

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Migration de Bonobo (2017)

 

Le clip: Pour illustrer le superbe titre No Reason qui brille autant par ses sonorités électronica que par la voix de Nick Murphy (qui officiait jusqu’alors sous le nom de Chet Faker), Simon Green alias Bonobo a fait appel à Oscar Hudson qui vient d’être honoré aux UK Music Video Awards. Ce clip traite d’un phénomène en pleine expansion au Japon, le hikikomori ou ces jeunes qui ne sont plus capables d’affronter le monde extérieur et restent enfermés dans leurs chambres à jouer aux jeux vidéo la plupart du temps. Le traitement est original avec un immense plan-séquence qui voit une caméra miniature traverser une enfilade de chambres d’adolescents. Au fur et à mesure, les objets du quotidien et les adolescents grandissent… les objets semblant même prendre le dessus. Dénonciation d’une société matérialiste où les rapports humains sont de plus en plus dépendants eux-mêmes des objets comme ces manettes de console? En tout cas, visuellement, le sentiment de répétition colle parfaitement aux boucles électroniques!

L’album: Le cinquième album studio de  Bonobo, toujours sous le célèbre label Ninja Tune, est un nouveau bijou sonore. Bonobo continue à explorer avec brio la beauté vaporeuse de la musique ambient, tout en apportant un vrai groove à travers des featuring aussi justes que beaux (Rhye, Nicole Miglis, Nick Murphy, le groupe marocain Innov Gnawa). Certains morceaux comme Outlier sont plus axés dance-floor et soulignent l’éventail très large du son de Bonobo. A consommer sans modération en cette journée ensoleillée!

 

Sylphe

La gentrification entre Londres et Paris

Les classes de TES2 et TES3 ont pu comparer  le concept de gentrification entre Londres et Paris. Cette tendance à l’embourgeoisement d’un quartier populaire se développe dans les centres villes des deux capitales.

Du 20 au 24 mars,  à Londres, les visites se sont succédé :  lieux de pouvoir politique dans Westminster, lieux de pouvoir économique avec Canary Wharf,  une ferme pédagogique dans Spitalfields , le quartier Shoreditch (quartier populaire du nord est où se sont installés des commerces destinés à une population plus aisée modifiant ainsi le paysage urbain),  la Tate modern,  le musée d’art moderne, et le carrefour célèbre de Picadilly.

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Musée d’art moderne Tate

Le 4 avril, à Paris,  les élèves ont traversé la Défense le matin. L’après-midi, ils ont remonté le quartier de Belleville : anciennement populaire et traditionnellement accueillant les vagues successives d’immigration. Belleville est un quartier en cours de gentrification où s’installe peu à peu des commerces de luxe.

Tinaweren: « Elwan » la musique de désert

Il est des peuples qui fascinent, qui font rêver d’un monde de dunes, de silence, de vent et de silhouettes indigos: Les Touaregs.

Depuis maintenant 35 ans, le groupe Tinaweren partage cette musique traditionnelle lancinante, ponctuée de riffs de guitare électrique, psalmodiée par les voix vibrantes d’un chœur masculin.

Exilés du Nord Mali pour fuir l’instabilité de la région, Ibrahim Al Alhabib, le leader du collectif chante en langue touareg le tamacheq, un Sahara perdu aujourd’hui contrôlé par des djihadistes et des trafics en tout genre.

Ce blues nostalgique chante aussi la paix et  l’élégance d’un peuple fier d’être des nomades  en errance.

Ce huitième album « Elwan » vous fera entrer dans la transe  des chants d’Afrique modernes.

Infos et concert: http://tinariwen.com/tour/

E.H.

Léonie est en avance

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Au théâtre du Donjon, le 24 mars, les 1ère L/ES ont assisté à Léonie est en avance (que l’amour doit donc être doux) adapté de Léonie est en avance  de Feydeau. 

Ce vaudeville était mis en scène par Tomas Gaubiac de la compagnie Rosa M.

Léonie est en avance (que l’amour doit donc être doux)
c’est une fantaisie sur un système où il n’y a pas d’amour.
Où il est question de haine de soi, de haine de l’autre.
De pouvoir. De frustration. De solitude.
C’est une fantaisie sur un monde égoïste devenu stérile.
Composée à partir du texte de Georges Feydeau.
C’est un farce féroce. Pour rire et prendre distance.
En réponse au marasme.  (source : Compagnie Rosa M.)

S.J.

Les Terminales euro anglais à la découverte de l’ Écosse

Du 18 au 24 mars dernier, 42 élèves de terminales euro anglais se sont rendus à Édimbourg et ses environs, à la découverte « des singularités de l’Écosse au sein du Royaume-Uni et de l’Union Européenne » accompagnés de leurs professeurs d’anglais et d’EPS.

Au programme : randonnées, parcours énigmatique dans la capitale écossaise, croisière sur un loch, initiation aux Highland Games et à la danse traditionnelle, visites d’un château et d’une distillerie de whisky, plongée au cœur des ruelles souterraines hantées du vieil Édimbourg ont rythmé une semaine riche qui aura vu les jeunes confronter leurs préjugés et faire l’expérience d’un caractère écossais affirmé, sous une météo aussi variée et déconcertante qu’un motif de tartan clanique, passant allégrement de la tempête de neige à la douceur estivale au cours de la même journée !

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Livie assure en guide au château de Striling. In English, please !
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Quelques jeunes dans le vent au sommet du Wallace Monument à Stirling
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Mathilde et Morgane rejoignent la bataille de Stirling entre Écossais et Anglais
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La campagne écossaise. Mais ils sont où les Écossais ?
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La petite maison dans la prairie ?
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Vue d’Édimbourg depuis Arthur’s Seat
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Un petit cours de danse folklorique
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Allez, on se lance !
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Et on tournicote !
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Caber tossing ou lancer de tronc (mini et en mousse , pour débuter c’est moins dangereux !), avec l’aide de David, l’homme au kilt.
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Caber tossing , première leçon.
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Facile !
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Au somment de Arthur’s Seat
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Arthur’s Seat, sous le soleil exactement

C’est rincée – pour de vrai ! – mais visiblement heureuse que la troupe a regagné ses pénates afin de se plonger avec joie – et un nouvel accent plus authentique que jamais ! – dans le programme réjouissant des épreuves blanches de langues pour le bac !

K.M.

Mon Royaume pour un cheval

Le 24 mars le théâtre est entré dans le lycée avec plusieurs représentations dans la journée. Les classes de première STGM3 et de STI2D ont assisté à une adaptation intitulée Mon royaume pour un cheval interprétée par  La compagnie Des Cresite.

Cette pièce s’inspire du Roméo et Juliette de Shakespeare, avec quelques tirades du Roi Lear et de Macbeth. Ensuite, les classes ont pu échanger avec les comédiens.

Une représentation publique a eu lieu le soir même.

(cf Article de la République du Centre http://www.larep.fr/pithiviers/loisirs/scene-musique/2017/04/27/un-premier-spectacle-joue-dans-une-salle-de-duhamel-du-monceau_12381304.html)

À peine la convention entre l’action culturelle de la  ville de Pithiviers et le lycée Duhamel-du-Monceau était-elle signée, qu’un premier spectacle a été donné au sein de l’établissement.

Mardi soir, la compagnie Des Cresite a joué des scènes minutieusement choisies du Roméo et Juliette de Shakespeare, avec quelques tirades du Roi Lear et de Macbeth, dans une adaptation intitulée Mon royaume pour un cheval.

Pour la troupe, il s’agissait de la trois-centième représentation, mais la première tout public dans une salle de lycée ! Dans la journée, deux classes de première avaient aussi bénéficié de la pièce, qui avait très fortement intéressé les élèves, au vu des nombreux échanges qui ont suivi avec les comédiens.

La quarantaine de spectateurs – des lycéens, mais pas seulement – a applaudi de bon cœur. C’est le jeu et l’enthousiasme des acteurs qui a superbement rendu l’atmosphère et le tragique de Shakespeare.

R. B.

https://www.theatredescrescite.com/

Cavale

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Cavale – Holly Goldberg Sloan– (I’ll be there) – traduction de l’américain de Nathalie Peronny

Cavale, c’est l’histoire de deux frères, Sam et Riddle, enlevés dix ans plus tôt par leur père marginal. Ils vont de ville en ville, n’ont pas le temps de s’intégrer où que ce soit. Ils fuient dès que leur fou de père se sent en danger. Ce dernier ne s’inquiète pas d’eux, ni de leur procurer la nourriture et le confort nécessaires, ni de l’asthme de Riddle, et encore moins de leur éducation.

En marge de la société, Sam qui va sur ses dix-huit ans ne pense même pas à fuir. Il ne pense qu’à survivre, et protéger son petit frère malade.

Pourtant, tout va basculer pour les garçons le jour où Sam rencontre Emily.

Difficile de faire part de ses sentiments quand on n’a pas les mots, quand on ne se sent pas en sécurité, quand le mot « amour » n’a pas de sens parce que pas de référence.

Pourtant les deux jeunes vont se lier, la famille d’Emily va prendre les deux garçons en affection à l’insu du père.

Mais ce père n’acceptera pas d’avoir été dupé.

Un roman très touchant. Les personnages sont habilement décrits , on apprend petit à petit à les connaître et à les comprendre (même le père …).

L’histoire n’est pas aussi sombre qu’elle paraît. Il y a de l’amour, de l’espoir, même un petit brin d’humour. Le suspense est très bien maîtrisé et le tout se lit avec un grand plaisir.

Disponible au CDI.

 

Les combattants

Les combattants

C’est avec les acteurs, Adèle Haenel qui joue Madeleine, et Kevin Azais dans le rôle d’Arnaud que Thomas Cailley réalise ce surprenant long-métrage qui a pour titre Les Combattants. C’est l’histoire de deux personnages qui vont mutuellement se compléter au travers de leurs différents points de vue concernant le fait de savoir profiter de la vie. Grâce à ce film, il remporte le César du meilleur premier film en 2015.

 C’est grâce à son envie de tout tenter que Madeleine décide de partir à l’aventure et d’intégrer l’armée sauf qu’à cette expérience va se rajouter Arnaud. Ensemble, ils vont se rendre compte que ce que l’armée leur offre ne correspond pas à leur vision de vivre « comme des guerriers », alors ils partent seuls, au beau milieu de la forêt.

Derrière leur histoire d’amour, M. Cailley nous conduit à une réflexion sur le fait de réellement profiter de sa vie, sur l’impact qu’une personne peut avoir sur notre vision de la vie. En effet, c‘est  la question qui va nous poursuivre tout au long du film, avec la simplicité, l’innocence et la monotonie de la vie d’Arnaud. Ne se priverait-il pas de l’éventuel bonheur de l’inconnu ? En ajoutant l’envie du risque, les contraintes et les défis que Madeleine s’inflige, ne pourrait-on pas dire qu’au lieu de vivre, elle survit ?

J’ai trouvé ce film captivant car c’est un enchaînement d’actions inattendues comme lorsqu’ils s’enfuient du camp alors qu’ils étaient venus tous deux déterminés à se dépasser, mais aussi surprenant grâce à l’évolution frappante des deux personnages qui s’adaptent chacun l’un à l’autre. Finalement, Madeleine arrive à se remettre en question et à réaliser que sa vie se résume à la contrainte. Quant à Arnaud, il fait taire les préjugés que l’on peut avoir sur son personnage en montrant qu’il est capable de dominer le caractère de la coriace Madeleine, et il va se montrer plus fort au moment où l’on s’y attend le moins.

Finalement, on assiste au combat de deux parfaits contraires qui s’attirent mutuellement, malgré toutes leurs différences, pour avancer dans la même direction, tout en s’apprenant tellement de choses, et qui peu à peu vont réfléchir de façon pratiquement similaire sur la question : « Comment profiter de sa vie ? »

Davida 2nde7

Ce film a été vu par la 2nde4, 6, 7 et 9 dans le cadre de l’opération Lycéens au cinéma.