Des idées de sorties pour les vacances

Les vacances de Noël, c’est fait aussi pour aller se promener et faire de belles découvertes. Vous n’avez pas d’idées ? Voici quelques expositions qui pourraient vous plaire et vous inciter à sortir de sous votre sapin.

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A Paris

  • Fortuny un Espagnol à Venise au Palais Galliera jusqu’au 7 janvier -Profitez de l’exposition finale de cette saison espagnole au Palais Galliera. Elle retrace les créations de Mariano Fortuny, créateur espagnol du XX siècle installé à Venise. Des créations de vêtements aux influences antiques qui révèlent par leurs matières les formes des corps qu’elles subliment. (conseil de Carla – 2nde3)

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Invader

  • Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire Institut du Monde arabe jusqu’au 14 janvier. L’exposition « éclaire l’histoire d’une communauté plurielle et son rôle majeur au Proche-Orient, aux plans tant politique et culturel que social et religieux. Au fil du parcours, des chefs-d’œuvre du patrimoine chrétien sont à découvrir, dont certains montrés en Europe pour la première fois ». (source : IMA)
  • Pop ArtCollection du Whitney Museum of American Art – New York au Musée Maillol jusqu’au 21 janvier

Pop art

  • Le Jardin secret des Hansen – La collection Ordrupgaard au Musée Jacquemart-André jusqu’au 22 janvier. « De Corot à Cézanne et Matisse, en passant par les paysages changeants de Monet, Pissarro, Sisley et les doux portraits de Renoir, Morisot ou Gonzalès, l’exposition permettra de découvrir des trésors peu connus en France. Seront également mis à l’honneur des artistes aussi emblématiques que Degas, Manet ou Courbet, avant un final consacré à l’art vibrant et sensuel de Gauguin. »  (source : Musée Jacquemart-André)

Jardin Hansen

Irving Penn, virtuose du portrait au Grand Palais jusqu’au 29 janvier. « Exposition qui dévoile le parcours d’Irving Penn, photographe majeur du XXe siècle, célèbre pour son œuvre, en particulier ses élégants portraits, réalisés pour le magazine Vogue ». (source : Grand Palais)

Irving Penn

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A Orléans

 – Le Pays où le ciel est toujours bleu propose La peinture est dans la peinture, une exposition de trois artistes qui « sont attachés au processus, un des aspects fondamentaux de leur travail. C’est le temps propre à la technique, technique au service de la forme qui est en train de se faire : le processus est le libre essor de ses propriétés, de sa chimie, de sa physique et de ce qu’on avait pu prévoir qui se déploie et prend corps suite à une action sur la matière ». Sylvie Turpin – commissaire de l’exposition (sources : Le pays où le ciel est toujours bleu). Pour découvrir les trois artistes jusqu’au 21 janvier : Al Martin,François Tresvaux, Arnaud Vasseux 

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A Milly-la-Forêt

Milly

–  Exposition Luza Cuesta (sculptrice) et Pascal Bost (peintre) jusqu’au 14 janvier . Pour en savoir plus c’est ici.

BONNES VACANCES A TOUS ! ON SE RETROUVE A LA RENTRÉE.

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AC/DC

Pour cette dernière chronique de l’année 2017, le contexte aurait voulu que votre serviteur revienne sur la carrière de notre Jojo national, mort (et enterré sous les tropiques à l’heure de taper ces lignes). Sans vouloir minorer la carrière de « l’idole des jeunes », la fin de l’année a été marquée pour tous les amoureux du rock, par une autre disparition, celle de Malcolm Young, guitariste rythmique et homme de base du groupe australien ACDC, parti rejoindre son frère le 18 novembre dernier. En guise d’hommage, 2 solutions s’imposent : soit revenir sur un des albums du groupe (un petit Back in Black par exemple ?), soit chercher une forme de best of, en l’occurrence ici le double disque live de 1992.

acdc

Les disques live ont toujours eu pour moi une forme de préférence, captant l’énergie d’un groupe, le tout dans une ambiance particulière qui donne à entendre la vérité d’une formation, loin de certains artifices et effets des enregistrements studio. Le problème avec ACDC est qu’il était impossible en 1992 de capter l’intégralité d’un de leur concert, le chanteur Brian Johnson n’étant pas un foudre de guerre, parfois même horripilant sur la durée (il n’a jamais vraiment remplacé Bon Scott).

Le choix est alors de faire une sélection pour ne retenir dans la tournée que les meilleures prises. Le résultat est absolument jouissif : 2 heures de pur rock (fuyez la version 1 seul disque) qui s’appuient sur une section rythmique absolument phénoménale avec Malcolm Young à la guitare justement, Chris Slade à la batterie (le grand chauve derrière, j’aurais pu faire du rock…) et Cliff Williams à la basse. Jouant sur les silences, carrée, agissant comme un métronome jamais déréglé, elle permet de mettre en lumière et en rythme ce qui se passe devant. A côté de Brian Johnson qui chante ( ?), un petit lutin court partout sur scène, en tenue d’écolier anglais (quand il est encore habillé), sautant, bondissant, virevoltant avec sa Gibson SG, sa Majesté, Angus Young.

Ou comment mettre le feu devant des dizaines de milliers de fans. Le live permet ainsi de capter ce qui fait l’autre force d’ACDC en concert, cette capacité à jouer et à communier avec le public, quelque soit la taille de la salle ou du stade (ou comment dialoguer avec 100 000 personnes en furie).

Les classiques du groupe sont revisités, enfoncés dans des versions jouées plus vite, plus fort, comme Let there be rock.

Mais ce live permet aussi de capter ce qui fait l’originalité d’ACDC dans le milieu des hardeux, ses racines blues jamais oubliées, toujours présentes comme dans The jack

ou High voltage, permettant aux frères Young de dialoguer à la guitare.

En bref, un très grand live, un très grand moment de rock, une excellente thérapie contre une quotidien parfois morne et gris (surtout en cette saison) et une nouvelle occasion d’apprécier le travail de l’ombre de Malcolm Young. Megateuf !

HD

Au bonheur des ogres

Le lundi, c’est lecture !

Avec un conseil de lecture d’Océane H. –  1ère L

pennacAu bonheur des ogres

Ce roman parle d’un lien familial mais se transforme peu à peu en roman policier.

L’histoire est racontée par l’aîné d’une famille recomposée, Benjamin Malaussène. Ce garçon s’occupe seul de ses cinq frères et sœurs complètement dérangés et délirants qui ont chacun un père différent. En plus de les élever seul, Benjamin doit assumer un travail peu ordinaire de bouc-émissaire dans un grand magasin. C’est d’ailleurs dans son magasin qu’exploseront des bombes.

C’est pour cela que nous pouvons dire que le roman se transforme en roman policier car tout au long du livre, on cherche à savoir qui veut faire croire que Benjamin est celui qui pose les bombes.

Je trouve que ce roman parle d’une belle histoire de fraternité et d’éducation d’un grand frère débordé par sa fratrie.

Mais l’enquête policière est aussi très bien menée tout au long de l’histoire. On croit savoir qui fait exploser les bombes, mais jusqu’à la fin on ne sait pas quel est le but de cet individu.

Cette intrigue reste toutefois assez étrange et sinistre.

Océane – 1ère L

Roman disponible au CDI. Il est possible de suivre les aventures rocambolesques de cette fratrie particulière dans les romans suivants :

La Fée carabine /La petite marchande de prose / Monsieur Malaussène / Des chrétiens et des Maures / Au fruits de la passion / Le Cas Malaussène (tous disponibles au CDI).

S.J.

Masseduction de St Vincent (2017)

     Ce cinquième album d’Annie Clark, alias St Vincent en référence à un titre de Nick Cave, St Vincent Masseductionpossède sans conteste une des pochettes les plus hideuses dernièrement vues. Cette dernière symbolise bien la personnalité de St Vincent qui aime jouer avec les codes de la féminité afin de dénoncer le culte de l’image. Les couleurs criardes révèlent à quel point sa pop sait se faire aussi bien exubérante qu’intimiste.

     Maintenant quel idiot aurais-je été si je m’étais arrêté à cette pochette d’album… tant le contenu  mérite qu’on s’y attarde pleinement. Définir la musique de ce Masseduction n’est pas une mince affaire tant St Vincent aime cultiver les paradoxes. Sa pop peut s’avérer intimiste et belle à pleurer, tout en dépouillement et humblement accompagnée par des cordes ou un piano. Je pense que cette facette d’Annie Clark est celle qui me touche le plus et je vous mets au défi de résister au charme des trois sublimes ballades Happy Birthday, JohnnyNew YorkSlow Disco, triangle des Bermudes où vous risquez de plonger totalement. Slow Disco, en particulier, n’est pas sans me rappeler l’orfèvre Sufjan Stevens et son diamant Chicago.

     A côté de ces instants où elle se dévoile, Annie Clark aime jouer son personnage de St Vincent qui se délecte à provoquer avec une pop protéiforme résolument moderne. Des sonorités électro un brin putassières comme dans Pills et son refrain hypnotique, des distorsions et une rythmique plus martiale avec Masseduction, une rythmique new-wave survitaminée pour Sugarboy ou encore une palette de sons électriques pour le très bon Los Ageless. Voilà de quoi brouiller les pistes et faire de cet album un bien bel objet de pop inclassable qui devrait vous aider dans cette dernière ligne avant les vacances de Noël.

Sylphe

No et moi

Le lundi, c’est lecture !

Avec un conseil de lecture de Apolline C. –  1ère L

no et moiNo et moi – Delphine de Vigan

No et moi raconte l’histoire de Lou Bertiniac, adolescente surdouée de 13 ans. Dans le cadre d’un exposé pour le lycée, elle sera amenée à rencontrer No, une jeune sans abri.

Au fil de l’histoire, nous en apprendrons de plus en plus sur ces deux jeunes filles qui, bien qu’au premier abord opposées, cachent toutes les deux de nombreuses souffrances.

On plonge rapidement dans l’histoire simple, très prenante et émouvante dont je recommande la lecture.

Roman disponible au CDI

Apolline – 1èreL

 

Rest de Charlotte Gainsbourg (2017)

Gainsbourg -RestEcrire un article sur un album de Charlotte Gainsbourg – en l’occurrence ici son quatrième opus intitulé Rest– c’est prendre le risque de se fracasser sur deux écueils habituels: parler de cette paternité tellement étouffante et faire le parallèle avec une très riche carrière cinématographique. Pour mettre fin à ce qui pourrait paraître une prétérition rusée, je vais donc ici m’attacher essentiellement à la chanteuse Charlotte qui avait brillamment commencé sa carrière solo en 2006 avec le remarqué 5.55, bien épaulée par Jarvis Cocker et le duo Air. Etant un admirateur inconditionnel d’Air, je n’avais bien sûr pas une once d’objectivité pour savourer pleinement le travail de Charlotte Gainsbourg et me détacher des ambiances de Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel. IRM en 2009 et Stage Whisper en 2011, sans me déplaire, ne m’ont pas particulièrement marqué et je me trouve donc face à ce Rest dans ce qui s’avère finalement peut-être la situation optimale d’écoute, je n’ai absolument aucune attente…

L’entourage est, sans conteste, prestigieux pour cet album avec le producteur électro SebastiAn, les cordes du brillantissime Owen Pallett et la batterie de Vincent Taeger (Poni Hoax). Le contexte de création est douloureux car Charlotte vient de perdre sa demi-soeur Kate Barry et nous allons vite sentir que cet album est finalement un majestueux album de deuil entre émotion et envie viscérale de reprendre goût à la vie. Une autre originalité non négligeable c’est le recours au français pour la première fois, couplé à l’anglais (tendance à composer des couplets en français et des refrains en anglais). La voix de Charlotte s’affirme même si elle ne sera jamais puissante (en même temps Jane Birkin hein…)

Le résultat est donc tout simplement magnifique, sans cesse tiraillé entre la sensibilité à fleur de peau du chant et les ambiances instrumentales mélancoliques. Les 6 premiers titres sont ainsi touchés par la grâce: la pop mélancolique de Ring-a-Ring Roses, le sombre Lying With You qui évoque le deuil du père, le sublime chant de deuil Kate, le plus électro Deadly Valentine et ses boucles obsédantes (déjà superbement remixé par les belges de Soulwax), l’impudique I’m A Lie et son texte si touchant et la perle à l’état brut Rest qui brille par sa simplicité désarmante où l’on reconnaît la patte du Daft Punk, Guy-Manuel de Homem-Christo. Peut-être la plus belle moitié d’album depuis bien longtemps… Rassurez-vous, les 5 autres titres gardent le même niveau d’intensité et permettent à cet opus de s’installer fièrement comme un des albums les plus marquants de cette année. Bonne écoute à tous!

Sylphe

« Nous et les autres » au Musée de l’Homme

Nous et les autres – des préjugés au racisme

nous et les autres

Jusqu’au 8 janvier 2018, le musée de l’Homme à Paris propose une exposition qui explore les mécanismes qui mènent au racisme dans un espace sur identité et altérité, un autre sur la construction scientifique de la notion de « race » et la mise en œuvre de racismes institutionnalisés par des états. Enfin, un dernier espace sur le racisme aujourd’hui à travers les sciences du vivant, les sciences sociales et en donnant la parole à des spécialistes.

Le musée propose aussi de nombreuses ressources, dont :

  •  L’antiracisme au défi des conflits mémoriels et identitaires, table ronde avec Hervé le Bras (démographe), Dominique Schnapper, (sociologue), Alain-Gérard Slama (historien, politologue et éditorialiste) et Evelyne Heyer (anthropologue généticienne, commissaire de l’exposition).

Sur le même sujet, disponibles au CDI :

  • Les mots indispensables pour parler du racisme. Messager, Alexandre. Syros, 2013
  • Atlas de l’immigration en France : exclusion, intégration… Noiriel, Gérard.  Autrement, 2002. 
  • Discours sur le colonialisme. Césaire, Aimé. Présence africaine, 2004
  • Les nourritures affectives. Cyrulnik, Boris. Odile Jacob, 2000
  • De l’indigène à l’immigré, Pascal Blanchard, Nicole Bancel. Gallimard, 1998
  • Léon. Tillage Leon Walter, École des loisirs, 1999. 
  • Norlande. Leroy, Jérôme. Syros jeunesse, 2013
  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. Lee, Harper. LGF, 2006
  • Entre chiens et loups. Blackman, Malorie. Milan jeunesse, 2005

S.J.

Dans le désordre

Le lundi, c’est lecture !

Avec un conseil de lecture de Lise P. –  1ère L

désordreDans ce roman, Marion Brunet raconte l’histoire de sept personnages : Jeanne, Basile, Jules, Alison, Tonio, Marc et Lucie. Ils ne se connaissent pas mais ont un point commun : l’envie de servir à quelque chose, et d’être hors de la société qu’ils qualifient de matérialiste.

Ils se rencontrent au beau milieu du chaos, leur élément, lors d’une manifestation qui dégénère.

Ils décident alors d’habiter ensemble, en marge de la société, dans un squat.

Tous ont un passé compliqué que l’on découvre au fur et à mesure. Des amours, des amitiés se créent et se consument dans la colère qu’ils ressentent pour la société.

Une fin dramatique remet tout en question. Se battre pour se faire entendre, est-ce vraiment nécessaire ?

J’ai adoré ce roman car on s’attache à chacun des personnages, on comprend leur douleur et leur colère. Et on devient nous-mêmes le huitième personnage de ce squat.

On partage avec eux leurs idées et leurs convictions. On veut faire partie de ce tout qui n’est en fait qu’une infime partie, exclue de la société.

On donne une voix à ces adolescents qui pensent comme des adultes. On ne sait pas s’il existe une réelle fin pour chacun d’entre eux, ce qui nous laisse la possibilité d’imaginer la fin qu’on leur souhaite.

Roman disponible au CDI

Lise – 1èreL

Musique, théâtre, danse, exposition…peut-être à réserver

Quelques idées pour de prochaines sorties.

Musique

  • Trio initiatives – 15h Hall du Théâtre d’Orléans  dans le cadre des samedis du jazz (gratuit) – Avec Christophe Cholet (piano), Gildas Boclé (contrebasse), Quentin Cholet (batterie).

Théâtre / Cirque

  • Le cirque précaire par la compagnie La Faux Populaire / Le mort aux dents – 8 et 9 décembre – Montargis – informations et réservations ici.

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  • La promesse de l’aube d’après le roman de Romain Gary – vendredi 15 décembre – Théâtre Clin d’oeil – Saint-Jean-de-Braye – informations et réservations ici.

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Danse

Les 7èmes rencontres des arts urbains – font leur cinéma9 décembre – Théâtre Gérard Philipe – Orléans – (rencontres de danse Hip-Hop sur le thème du cinéma). Plus d’information et réservation ici.

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Exposition

Anders Zorn – Le maître de la peinture suédoise  jusqu’au 17 décembreMusée du Petit Palais – Paris.(gratuit pour les moins de 18 ans). Plus d’informations ici.

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S.J.