Le joueur d’échecs

Le lundi, c’est lecture !

Reprise des lectures avec Emma qui a beaucoup aimé ce court roman.

joueurLe joueur d’échecs, Stefan Zweig, 1943.
Le joueur d’échecs est un roman assez court, écrit par Stefan Zweig. Son titre, simple mais attrayant pour quiconque à un lien avec un échiquier, est attribué au personnage principal, un homme sans nom : Monsieur B.

Ce récit m’a énormément plu, et ce, dès les premières lignes. L’auteur plonge lentement le lecteur dans le monde des échecs, relatant différents grands événements. Le fait qu’il cite quelques parties célèbres est, selon moi, utile et instructif. On en apprend ainsi plus, et ce, pour notre culture personnelle. L’auteur a donc renvoyé une belle image des échecs, sans entrer trop dans les détails de la partie, n’expliquant que les coups décisifs, faisant passer le tout pour un art et non pas un simple jeu. L’un de ses personnages le dit, d’ailleurs : « On ne joue pas aux échecs, on vit les échecs ». J’ai donc vraiment apprécié le sujet principal de l’histoire, ainsi que sa manière d’être écrite.

Ensuite, après s’être penché sur ce que l’on pourrait appeler le « fil rouge » du roman, l’auteur a abordé un autre sujet qui me fascine et m’intrigue d’autant plus : l’Allemagne nazie et ses prisonniers. Beaucoup connaissent les grandes lignes de cette tragédie, mais ici, Stefan Zweig peint un tableau bien plus sombre, il dévoile les petites lignes que personne ne lit jamais. Il s’attaque à la partie peu relatée de cette triste guerre : l’isolement. Il a une manière de raconter ce passage telle qu’on est complètement immergé dans le passé. Encore une fois, il place des événements importants, enrichissant notre culture générale. On ressent toutes les émotions de ce Monsieur B., et, par la même occasion, on comprend toutes les horreurs commises par les nazis, celles dont on n’avait pas forcément conscience avant la lecture du livre. C’est donc un sujet qui ne m’a fait qu’aimer plus encore ce roman.

Cependant, le point qui m’a le plus marquée, et qui est sans doute le meilleur passage de l’histoire, c’est l’aspect psychologique. Monsieur B., lorsqu’il raconte son histoire, parle de toute cette pression mentale, de la folie qui l’a petit à petit envahi. J’ai trouvé cela passionnant d’observer sa chute, du moment où il se décide à « jouer » contre lui-même, jusqu’à l’ultime partie à la fin du livre. J’ai beaucoup aimé lire les pages dans lesquelles il montre combien son isolement le rendait fou. Comment, en voulant être les deux Rois d’un échiquier, il s’est mit en « mat » tout seul. L’auteur a vraiment insisté sur le mental de Monsieur B., rendant le personnage encore plus intéressant. C’est définitivement l’élément qui m’a fait relire plusieurs fois cette histoire.

En conclusion, Stefan Zweig a joué sur trois grands points : l’Allemagne nazie, les échecs et la psychologie. Trois choses que j’apprécie grandement et qui me feront lire encore Le joueur d’échecs, avec ses parties, ce Monsieur B., et sa chambre dans laquelle il n’avait rien d’autre qu’une porte, un lit, une chaise, une fenêtre à barreaux, une cuvette et cet éternel papier peint. Pas d’échiquier. Juste son esprit, et un livre d’échecs…

Emma J- 2nde2

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