Bluebird

Le lundi, c’est lecture !

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Bluebird – Tristan Koëgel

Voilà une belle histoire de musique et d’amour sur fond de ségrégation dans le sud des Etats-Unis des années 1940. Une histoire qui nous fait traverser les plantations de coton et entrer dans les clubs de Chicago où on chante le blues.

Minnie et son père parcourent les routes et gagnent leur vie en jouant de la guitare et de l’harmonica dans les plantations et les bals populaires. Leur vie est simple, mais ils font de belles rencontres, comme celle d’Elwyn, jeune Irlandais dont Minnie, malgré son jeune âge, tombe amoureuse.

Tout pourrait aller pour le mieux pour eux mais le père de Minnie est victime du Ku Klux Klan et pour sauver sa vie elle doit fuir vers le nord. Elle arrivera à Chicago où elle finira par réaliser son rêve de chanter le blues, même si le chemin pour y accéder ne sera pas simple.

L’intérêt de ce roman, en dehors des très beaux personnages, c’est le voyage sensoriel auquel l’auteur nous invite : à la campagne avec ses odeurs végétales, la lumière, les couleurs,  et à la ville avec ses lumières artificielles, les bruits incessants des véhicules. Ces deux univers sont traversés par la musique, le blues, qui porte Minnie et l’aide à survivre.

L’auteur a évité de côté misérabiliste, et malgré le sujet très sensible du racisme et de la violence qui en découle, il a su faire vivre des personnages plein de vie, volontaires et positifs. Il suffit de voir la couverture du roman, lumineuse et colorée pour s’en persuader.

Et pour mieux nous accompagner dans cette époque, Tristan Koëgel suggère une liste de titres de grands chanteurs et joueurs de blues des années 40 à écouter sur : http://www.deezer.com/playlist/1313610235

S.J.

Come Prima / BD-Concert

Un spectacle original le 31 janvier au théâtre du Donjon de Pithiviers.

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Un spectacle qui unit BD, musique et vidéo.

Lorsque La BD Come Prima de l’auteur Alfred reçoit en 2014 le Fauve d’Or du festival de BD d’Angoulême, les membres de Splendor in the Grass décident d’unir musique et images pour donner vie au récit ! La création vidéo reprend la quasi intégralité des images et des textes de la bande dessinée. Le spectateur devient lecteur, emporté par une émotion à la fois visuelle et musicale. Come Prima raconte l’histoire des retrouvailles mouvementées de deux frères italiens séparés brutalement et qui se retrouvent au décès de leur père. Un road-movie poignant qui nous plonge dans les tensions de l’Italie des années 30. (source : Théâtre du Donjon)

come prima

S.J.

Du théâtre à Montargis

Deux dates pour deux spectacles à Montargis

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  • L’AVARE d’après Molière – Création du Collectif du Prélude les 27 et 28 janvier 2020

Mais qui va jouer Harpagon, Cléante, Élise, Marianne… ? Ici, il n’y a plus d’âge ni de genre, les comédiens connaissent tous les rôles… C’est au public de décider.
C’est l’histoire de quatre personnages qui décident d’adapter l’Avare de Molière pour lutter contre la crise.  Un texte, des personnages et un auteur que tout le monde connait.
Les comédiens sont prêts à jouer tous les rôles. Aux spectateurs de choisir la distribution. (source : Collectif du Prélude)

  • Edmond – Alexis Michalik – 31 janvier 2020

Décembre 1897, Paris.
Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi de caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de coeur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac. (source)

 

S.J.

Entre deux mondes

Le lundi, c’est lecture ! 

norek.jpgEntre deux mondes – Olivier Norek

La jungle de Calais, nous en avons tous entendu parler, nous avons tous vu des images. Mais pour nous, tout cela reste le plus souvent lointain.

Olivier Norek résussit à nous y faire entrer, à humaniser tous les protagonistes, qu’ils soient migrants fuyants la misère ou la guerre, ou bien migrants qui exploitent leurs congénères, qu’ils soient policiers qui font face à des situations dramatiques et à qui on interdit de muter de peur de se retrouver avec des commissariats vides, ou encore les Calaisiens qui souffrent de voir leur région désertée par les touristes, les maisons impossibles à vendre, les commerces qui ferment.

Norek a enquêté sur place, il a rencontré des représentants de tous ces groupes, et ça se sent. Tout sonne juste dans l’histoire de Bastien, policier qui découvre cette zone de non-droit, tout comme dans celle d’Adam, policier syrien qui a envoyé sa femme et sa fille vers la liberté avant de s’enfuir à son tour. Les retrouvailles ne se feront pas, il ne trouvera que violence et désespoir dans cet immense bidonville.

Il tentera toutefois de sauver un enfant, Kilani, qui n’aura connu depuis son départ de son Soudan natal, que la violence des adultes.

Norek ne fait aucune concession et certaines scènes sont très éprouvantes.

Malgré tout on ne lâche pas ce roman policier, un meurtre aura lieu dans ce lieu oublié de tous, et une enquête sera menée de part et d’autre de cette « jungle » par le policier français et le Syrien.

Le roman policier est souvent prétexte à pointer du doigt les dysfonctionnements d’une société. C’est le cas dans Entre deux mondes.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez Olivier Norek parler avec beaucoup d’humanité de ses personnages et de la réalité à laquelle il a été confronté.

S.J.

Danse et musique à réserver

A vos agenda !

  • Une soirée de danse à réserver à Montargis pour les 24 et 25 janvier.

Deux spectacles très différents dans une même soirée.

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Pode ser par la Cie Leïla Ka

Un solo de Leïla Ka dont « la danse flirte librement avec le théâtre dansé, le hip-hop et le contemporain. (source : AME)

Soyons fous par la Cie Tché-Za

35 minutes où se mêlent les danses de rue, la culture comorienne, leur folie et le krump. (source : AME)

  • De la musique à Saint-Jean-de-Braye à la Médiathèque le 25 janvier à 15h avec le trio Mealzel. Inclassable et évoluant dans un univers de science-fiction, Maelzel est un trio Popwave orléanais, naviguant dans un style aux parfums des nineties, mais résolument moderne. (source : Maelzel)

S.J.

Musée de la photographie

Vous intéressez à la photographie ?

Bièvres (Essonne), ce n’est pas si loin, et un petit tour au musée français de la photographie vous ravira certainement.

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Nouvellement rénové, le musée offre aux amateurs une des plus importantes collection au plan international :  photos de famille, de presse, publicitaires, travaux d’artistes… Camera obscura, appareils de studio, de reportage, d’espionnage, numériques… Livres, revues, manuels… Plusieurs milliers d’objets sont accessibles et leur nombre s’accroît régulièrement.  (source : musée français de la photographie)

Si vous ne pouvez pas vous déplacer, vous avez accès aux différentes expositions sur le site du musée. Entre autres, une exposition du photographe danois, Kjeldgaard Marinus Jacob et de Sabine Weiss, contemporaine de Robert Doisneau et Willy Ronis.               

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L’Aveugle et le paralytique
Kjeldgaard Marinus Jacob (1884-1964) 
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Enfants dans un terrain vague, Porte de Saint-Cloud, Paris, France
Weiss Sabine (dite), Weber Sabine (née en 1924)                    

Le musée propose aussi des ateliers. Le programme ici.

Tous les renseignements sur le musée : http://www.museedelaphoto.fr/

S.J.

Le message / Nuit de la lecture

Le lundi, c’est lecture ! 

Le samedi 18 janvier, c’est la quatrième édition de la Nuit de la lecture.

A cette occasion vous pouvez assister à une lecture concert-cabaret du merveilleux roman d’Andrée Chédid, Le MessageAvec au piano Vincent Viala et à la lecture Vicky Lourenço à Chécy.

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Une lutte contre le temps où chaque seconde compte… Marie n’a qu’un seul désir, capital, vital : transmettre un message à Steph avant qu’il ne soit trop tard. Un texte haletant où l’on retient son souffle jusqu’au dénouement. (source : Chécy)  Pour les réservations, c’est ici.

imageLe Message – Andrée Chédid

Dans la rue déserte d’une ville ravagée par la guerre, Marie s’effondre, touchée par une balle alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l’aveu d’un amour partagé.
Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu’une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu’elle venait et qu’elle l’aime.
D’une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l’agonie de Marie et scande l’absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants. (
source : Flammarion)

Le programme partout en France de la Nuit de la lecture.

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S.J.

Que lirons-nous en 2020 ?

Le lundi, c’est lecture !

Le Culturamel vous a proposé quelques romans et BD en 2019. Peut-être ce petit récapitulatif vous donnera t-il envie de replonger dans les rayons du CDI.

Si ce n’est pas le cas, dès la semaine prochaine, je vous proposerai de nouvelles lectures qui vous tenteront peut-être.

Si vous aussi vous voulez partager vos coups de cœurs ou découvertes, n’hésitez pas, cet espace vous est ouvert.

 

S.J.

Un travail comme un autre

Le lundi, c’est lecture ! 

imageUn travail comme un autre – Virginia Reeves

Roscoe T. Martin est passionné par l’électricité, persuadé qu’elle peut apporter le confort et la prospérité, mais il doit abandonner son emploi chez Alabama Power pour suivre sa femme qui vient d’hériter de la ferme paternelle. Roscoe n’est pas un fermier, et la ferme périclite. Il pense rendre la ferme plus rentable en y faisant venir l’électricité. Mais c’est sans compter sur la méfiance de la population dans cette campagne des années 1920 en Alabama. Roscoe décide alors de tirer illégalement une ligne jusqu’à sa ferme avec l’aide de Wilson, un employé noir qui a toujours travaillé là. Pendant deux ans, le rendement augmente, la ferme prospère. Jusqu’au jour où le détournement est repéré et qu’un homme meurt électrocuté.

Roscoe est condamné à la prison alors que Wilson, comme les autres condamnés noirs, est prêté, on pourrait même dire vendu, à une mine de charbon. En Alabama, dans les années 1920, l’esclavage a beau être aboli officiellement, les habitudes perdurent.

Tout au long de ce roman, nous accompagnons Roscoe dans sa vie pénitentiaire, une vie faite de soumission, de brutalité, d’humiliation, de solitude, loin des siens qui semblent l’avoir oublié. Le récit de sa vie en prison alterne avec celui de ses souvenirs du temps de son court bonheur conjugal. Viendra enfin le récit de son retour à la liberté.

Dans Un travail comme un autre, son premier roman, Virginia Reeves a créé un magnifique personnage à la fois fort et fragile, et terriblement humain.

S.J.