Quand BD rime avec sociologie

Le lundi, c’est lecture !

Voici deux albums d’une petite collection intéressante (Sociorama) où auteurs de BD et sociologues s’associent pour décrypter la société. Chaque album fait découvrir de manière ludique un aspect de notre société, en s’inspirant d’histoires vécues.

Chantier interdit au public – Claire Braud – Nicolas Jounin

Que se passe-t-il derrière les palissades d’un chantier de construction ? Avec Hassane, ferrailleur novice et maladroit, et Soleymane, coffreur expérimenté sans papiers, découvrez les coulisses du bâtiment. Ou comment faire son trou dans l’intérim et la sous-traitance quand on est sans papiers, affronter la benne à béton qui arrive maintenant tout de suite alors qu’est-ce que vous foutez !!, encaisser les plaisanteries racistes à moins que ce ne soient pas des plaisanteries, tenir les cadences tout en faisant semblant de respecter la sécurité…(source : Casterman)

Le monde terrible des chantiers, d’après l’enquête approfondie de Nicolas Jounin, sociologue. Claire Braud met en images avec humour et beaucoup d’humanité le sujet assez peu glamour qu’est le chantier de construction, ses codes et son fonctionnement.

Encaisser – Anne Simon – Marlène Benquet

Dans le supermarché Batax, on trouve de tout, comme le rêvait le fondateur de cette entreprise familiale qui a réussi. Mais entre pression au rendement, clients mécontents et syndicats complaisants, la vie derrière la caisse n’est pas facile.
À force de tout encaisser, on risque de craquer…
(source : Casterman)

Marlène Baquet, sociologue, a enquêté sur le monde de la grande distribution. A partir de cette enquête, Anne Simon raconte l’histoire de Sabrina, hôtesse de caisse, ses conditions de travail et toutes les pressions qu’elle subit.

Mes musiques préférées – Épisode 2

Aujourd’hui c’est Monsieur Blanc qui nous livre ses préférences musicales.

Il n’est jamais simple quand on est passionné(e)s de musique de faire des choix et de dégager des albums qui nous ont marqué(e)s car on a un peu l’impression de se sacrifier et d’en laisser sur le bord de la route. Exercice certes difficile mais extrêmement excitant car la nostalgie a du bon… Je vous propose donc 5 albums qui ont façonné ma culture musicale et plus globalement ce que je suis, 5 albums qui me sont venus assez immédiatement et qui méritent que vous alliez à leur découverte.

  1. Funeral d’Arcade Fire (2004). Le premier album des Canadiens d’Arcade Fire, centrés autour du couple talentueux Will Butler et Régine Chassagne. Ils ont donné leurs lettres de noblesse au rock indépendant par leur intensité à jouer ensemble. Sens des chœurs, richesse instrumentale, voix de Will Butler… Tout est sublime et me donne le sourire.

2. Play de Moby (1999). La claque électronique des années étudiantes ou l’art de créer une musique empreinte d’une mélancolie qui fait mouche à tous les coups. La consécration pour ce passionné de machines qui montre que les samples ont du bon.

 

3. Discovery de Daft Punk (2001). La fin du duo casqué donne une saveur amère à ce souvenir mais ce Discovery, c’est la quintessence de l’électro intelligente taillée pour les dance-floors. Tout est brillant dans cet album, jusqu’aux clips créés par le concepteur d’Albator, Leiji Matsumoto. Il a 20 ans et il n’a pas pris une ride!

4. OK Computer de Radiohead (1997). Un bijou de mélancolie, je crois qu’on n’a pas encore trouvé plus émouvant que le spleen de Thom Yorke. De l’art et ce No Surprises qui figure sur la BO de L’Auberge espagnole. Prévoir les mouchoirs…

5. Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon de Get Well Soon (2008). La pop/folk orchestrée et baroque de Konstantin Gropper est sublime et devrait être déclarée d’intérêt public en cette période de COVID…

Voilà pour ce top 5 qui, je l’espère, vous donnera envie de découvrir l’univers de ces artistes. On se retrouve peut-être pour un autre top 5 car je regrette déjà d’avoir oublié certains artistes….

Nickel boys

Le lundi, c’est lecture !

Nickel boys – Colson lWhitehead

J’avais déjà adoré Underground railroad du même auteur, et c’est à nouveau un coup de cœur.

L’histoire se passe en Floride dans les années 60 et là encore, Colson Whitehead fait état du traitement des jeunes noirs pendant la ségrégation aux Etats-Unis.

Le jeune Elwood Curtis est envoyé dans une maison de correction suite à une erreur judiciaire, mais la justice n’est pas très regardante à cette époque quand il s’agit de population pauvre ou de couleur.

Ce jeune garçon est intelligent, cultivé, il aurait pu aller à l’université, avoir une belle vie honnête, mais la société américaine raciste en a décidé autrement.

La force du récit de Whitehead réside dans son écriture. Il n’en rajoute pas sur l’horreur des sévices subits par tous ces jeunes. Il suggère, il amène petit à petit à se faire une image précise de ce qui se passe dans cette soit disant école . Il parsème son roman de petites annectodes qui rendent la situation si criante de vérité que l’inconcevable devient réalité.

On a peine à croire que Colson Whitehead s’inspire de faits réels, pourtant cette « école » a bien existé, et n’a fermé qu’en 2011. Et aujourd’hui encore, toute cette histoire trouve un écho dans l’actualité américaine.

A lire absolument.

Avec ce roman, c’est le deuxième fois que Colson Whithead obtient le prix Pulitzer ( prix américain décerné par l’Université Columbia de New York et remis à des personnes, journaux, magazines, revues ou agences de presse dans les domaines suivants : journalisme, littérature, fiction et musique, domaines eux-mêmes divisés en catégories spécifiques.)

S.J.

Semaine des mathématiques

Les mathématiques ne sont pas réservés à ceux qui ont la bosse des maths. Du 15 au 21 mars 2021, c’est la Semaine des mathématiques pour tous ! Soyez curieux et découvrez les nombreux domaines dans lesquels les mathématiques sont présentes.

  • Le 14 mars, c’est le nombre Pi qui était célébré (le Pi Day- 3/14 dans la notation des dates aux États-Unis). Pour en savoir plus sur Pi, une vidéo proposée par le Palais de la découverte.

Voici un exemple :

  • D’autres propositions du CNRS où vous apprendrez par exemple le lien entre les plis d’un vêtement, une peau de fromage et une carte du globe terrestre ! Si, si, il y a un lien !

L’équipe des professeurs de mathématiques

Phosphore

Le lundi, c’est lecture !

Charlene nous présente le magazine Phosphore et ça tombe bien puisque c’est bientôt la semaine de la presse.

Phosphore 1er mars 2021

Comme d’habitude j’ai décidé d’aller au CDI la veille des vacances pour emprunter des livres, magazines, journaux…..pour ajouter une touche de divertissement et de culture à mes vacances.
Je suis une lectrice qui débute et je fais mon choix en fonction de la page de couverture qui compte beaucoup pour moi, notamment l’image.
Cette fois-ci Phosphore a su attirer mon attention, j’ai pris le magazine en exposition. J’ai analysé l’image, les sous-titres et puis je me suis lancée rapidement dans l’observation du contenu et j’ai tout de suite aimé.
Moi qui commence à avoir du goût pour la lecture, Phosphore a su redoubler voire tripler mon envie de lire. J’aime tous leurs contenus et certaines de leurs publicités sont appropriées et très souvent adaptées au contexte scolaire.
Le sommaire de ce magazine est très agréable, avec des caricatures (ou dessins) et toujours accompagné d’une rapide présentation de divers sujets par la rédactrice en chef adjointe, Marion Joseph.

Phosphore – 1er février 2021

Par la suite, on enchaîne les différentes rubriques, les 10 bonnes nouvelles, Vous avez des questions, nous avons les réponses, Y a quoi de bien (sur les musiques, livres, films, séries), C’est quoi cette image ? (sur le détail d’une image d’actualité), une bande dessinée Tcheetos et souvent une recette pour les gourmands.Il y a aussi des articles plus développés comme par exemple Concentration, 15 clés pour progresser, un dossier spécial Japon, un autre dossier d’Esther Duflo, prix Nobel d’économie, sur Comment construire un monde meilleur ou encore des témoignages, que ce soit d’un ado réfugié ouïghour, ou de personnalités comme Billie Elish ou Jane Goodall.

Phosphore – juillet 2020
Phosphore – 15 octobre 2020

On y trouve également des tests pour l’orientation, des jeux pour les vacances, et de nombreux autres articles.
Un magazine qui informe tout en divertissant.

Charlene -1G5

Exposition « Matisse, comme un roman »

Les musées sont toujours fermés ? Qu’à cela ne tienne ! Le Centre Pompidou met à notre disposition des visites guidées qui nous permettront un peu d’attendre. Certes, ce n’est pas le même plaisir, mais on peut quand même apprécier la qualité de la présentation et le choix des œuvres.

Aujourd’hui, (re)découvrez Matisse avec l’exposition Henri Matisse, comme un roman.

En attendant sa réouverture, découvrez en exclusivité l’exposition « Matisse, comme un roman » ! Suivez avec Aurélie Verdier, commissaire de l’exposition, un parcours qui célèbre le 150ème anniversaire de cet immense artiste moderne, à travers dix œuvres phares, choisies parmi les 230 œuvres et 70 documents et archives présentés. L’Autoportrait peint par l’artiste en 1906, l’emblématique Blouse roumaine (1940), ou encore le grand papier découpé La Tristesse du roi (1952) jalonnent ce parcours retraçant la trajectoire de Matisse sur plus de cinq décennies. (source : Centre Pompidou)

S.J.

U4

Le lundi, c’est lecture !

Aujourd’hui, c’est Charlene qui présente une série.

C’est une série de romans post-apocalyptiques français, dans lesquels un filovirus appelé U4 (U pour Utrecht qui est la ville des Pays-Bas dans laquelle il est apparu mi-octobre et le 4 pour « 4ème génération ») a surgi et a anéanti en quelques jours 90% de la population.

Les survivants sont essentiellement des adolescents de 15 à 18 ans (grâce à un vaccin reçu quelques années avant mais qui n’a plus été commercialisé ensuite car il a eu des effets secondaires importants), des militaires qui se sont protégés et des individus d’âges divers par des raisons mystérieuses.

Il existe 4 premiers tomes, écrits par quatre auteurs différents qui forment une seule et même histoire mais présentée dans chaque tome du point de vue d’un seul personnage.

Il y a Koridwen par Yves Grevet, Jules par Carole Trébor, Stéphane par Vincent Villeminot et Yannis par Florence Hinckel.

Ces personnages, comme d’autres experts d’un jeu en ligne nommé « Warriors of Time »(WOT), ont reçu un message le 1er novembre, avant qu’Internet ne cesse, venant de Kronos, le maître du jeu qui les incite à se regrouper à Paris le 24 décembre pour remonter le temps et empêcher la catastrophe.

C’est alors que ces quatre personnages se lancent dans une traversée de la France plongée dans le chaos où s’affrontent des bandes de délinquants et les autorités chacun prêt à tout pour faire régner sa propre loi et par les pires exactions.

Tous finiront par se rencontrer mais leurs destins seront différents.

Les quatre tomes peuvent être lus dans l’ordre de notre choix, pour ma part je les ai tous lus afin de compléter certains passages et aussi pour comprendre les choix des différents personnages.

De plus, pour comprendre un peu plus l’histoire sur certains comportements laissés en suspens un dernier tome, Contagion, est proposé et une forme en bande-dessinée est incluse dans ce roman.

Comme vous l’aurez compris, j’ai adoré toute la série. C’est vraiment des romans à lire afin de toujours prendre conscience des actes qui vont engendrer par la suite des dégâts et ça questionne sur le vivre en communauté et sur la nécessité de règles communes dans une société.

Charlene-1G5

L’âge des possibles

Le lundi, c’est lecture !

L’âge des possibles – Marie Chartres

Rachel et Saul arrivent à Chicago et vont devoir prendre une grande décision. Après quelques jours dans la société moderne, ils pourront décider de continuer à vivre dans leur communauté amish, sans regrets, ou rejoindre la modernité sans retour possible à leur ancienne vie. C’est la tradition du « rumspringa ».

A peine débarqués à Chicago, le hasard leur fait rencontrer Temple, une ado timorée, qui arrive tout droit de sa petite ville de campagne et que tout effraie.

L’âge des possibles, c’est un roman d’apprentissage qui célèbre la curiosité, la liberté, l’esprit critique, l’émerveillement sur le monde qui nous entoure, l’acceptation de l’autre, le libre arbitre.

Les destins de ces jeunes semblaient tout tracés, et pourtant…

FORM / Sofiane Saïdi

Amal, le nouvel album de FORM qui mêle musique électronique et tradition arabe, rend hommage au Liban et à sa population, très éprouvée par la crise qui frappe le pays depuis longtemps, entre révolution et explosion.

Ivan Debs – illustrateur et graphiste

Dans le titre The switch, le chanteur de raï algérien Sofiane Saïdi , vient ajouter aux sonorités moyen-orientales sa magnifique voix grave.

A écouter sans modération…

S.J.

Quand la science devient art et poésie

Artiste plasticien franco-marocain, Hicham Berrada réalise des œuvres chimiques constamment en évolution. Sa démarche mêle art et recherche scientifique, il travaille à l’aide de produits chimiques et de formules mathématiques. Ses outils peuvent être des béchers ou des aquariums.

Soyez curieux et allez à la rencontre de l’univers de Hicham Berrada qui vous explique sa démarche et ses secrets de fabrication. Le résultat est parfois étonnant.

Exposition « 74 803 jours » à l’abbaye de Maubuisson (Val-d’Oise)

S.J.