Ces femmes-là

Le lundi, c’est lecture !

Voici un roman exigeant présenté par Liza- 1G7

Ces femmes-là – Gérard Mordillat

L’auteur situe son histoire dans une France oligarchique soutenue par les militaires, et des médias diffusant constamment une propagande gouvernementale. L’action se déroule au cours d’une manifestation à travers différents portraits, dont des femmes admirables.

En effet, c’est l’histoire d’une foule où l’on suit plusieurs personnages, de tout âge, de tout sexe, de toute religion, de toute orientation sexuelle, de toute classe sociale, de tout parti politique, exerçant des métiers divers.

Ainsi, suite au fait que le gouvernement a annoncé qu’il allait dénombrer les musulmans, les placer dans des ghettos, puis les expulser, qu’ils aient la nationalité française ou non, ces personnages vont manifester contre ou pour le gouvernement. Mais ils manifestent également pour protester envers un État qui est clairement contre la classe ouvrière, les précaires, les démunis et les étrangers. Il y a d’ailleurs un AVANT, PENDANT et APRÈS manifestation.

Dans Ces femmes-là, l’auteur met bien sûr en avant des personnages masculins, mais finalement ceux qu’on retient le plus, ce sont les femmes. En effet, certaines ont soit joué un rôle clé, soit ont été déterminantes dans l’histoire, ou bien font réfléchir le lecteur. Et à travers cela, l’auteur aborde le combat des femmes, dans des situations données, difficiles parfois (ici particulièrement lors d’une manifestation) et dans un monde également, très misogyne. Ainsi, Gérard Mordillat, nous montre des femmes assez remarquables qui ont osé donner de leur voix envers et contre tous.

J’ai bien aimé le livre car l’auteur y aborde différents sujets tels que le combat des femmes.

De plus, on comprend vraiment d’abord comment se déroule une manifestation, puis pourquoi et avec quel acharnement les gens militent. On comprend également ce qu’est un régime oligarchique (régime politique dans lequel un petit groupe de pers : famille, parti politique… ; contrôle la politique social ou économique pour servir leur propre intérêt) et de quelle manière une démocratie peut passer (ici en une journée) à presque une dictature. Mais également à quelles malversations un groupe de personnes peut arriver pour accéder au pouvoir (manipulation, élimination de personnes influentes, etc…).

Enfin, c’est une manière inhabituelle d’aborder une histoire, tout d’abord de par le sujet principal de la manifestation et du combat des femmes mais surtout parce que l’histoire suit son cours à travers des portraits très variés. Le point négatif serait qu’il y a beaucoup de personnages (plus d’une cinquante) dont certains sans intérêt pour moi, même si je comprends que l’auteur a voulu ainsi représenter l’ensemble de la population.

Liza -1G7

Du hip hop avec Mourad Merzouki

On ne peut plus aller dans les théâtres mais on peut faire venir les spectacles chez soi.

Je vous propose aujourd’hui un moment magique avec Pixel.

Ne vous privez pas de voir le spectacle dans son intégralité ICI

Avec Pixel, le chorégraphe Mouard Merzouki a fait se rencontrer la danse et les arts numériques.

Dans la vidéo interactive créée par Adrien Mondot et Claire Bardaine, des milliers de pixels évoluent en fonction des mouvements des 11 danseurs et circassiens. Le réel et le virtuel se rencontrent, les corps jouent avec ces pixels en perpétuel mouvement. C’est beau, c’est joyeux, c’est hypnotisant, c’est magique, c’est de la pure poésie visuelle !

S.J.

Les cosmonautes ne font que passer

Les cosmonautes ne font que passer – Elitza Gueorguieva

Un roman qui nous emmène dans la Bulgarie de la fin des années 80 grâce à une narratrice de 7 ans. Son grand-père est un vrai communiste (il en existerait d’autres ? ) et elle rêve de conquête de l’espace et de devenir cosmonaute, comme le grand Iouri Gagarine.

Avec beaucoup d’humour, cette jeune narratrice nous fait partager son quotidien, et par là-même nous plonge dans la réalité de la vie derrière le rideau de fer. Au fur et à mesure qu’elle grandit, le pays se transforme et elle verra ses illusions tomber en même temps que le mur de Berlin.

Elle va vivre la « transition démocratique », découvrir d’autres « héros », voudra devenir « grunge » après avoir écouté Nirvana…tout est bouleversé, sa vision du monde ne sera plus la même.

C’est avec beaucoup de distance et de drôlerie qu’ Elitza Gueorguieva accompagne sa jeune narratrice malicieuse qui grandit en même temps que le monde subit un changement historique.

Ce n’est pas une autobiographie, mais Elitza Gueorguieva s’est beaucoup inspirée de son enfance pour ce premier roman.

Ecoutez-la, elle vous en dire plus sur ce qui a inspiré son roman et le regard d’adulte qu’elle pose sur son enfance et son adolescence dans la Bulgarie communiste.

S.J.

Mes films préférés – épisode 3

C’est au tour de Madame Chambon de nous donner envie de regarder ses films préférés.  Le principe : sans réfléchir trop longtemps, lister les films qu’on aime revoir ou qui nous ont marqué. Pas plus de 5 ! Allez, essayez !

salle cinéma2

The full monty / Le grand jeu (1997) – Peter Cattaneao

Aujourd’hui, Sheffield, qui fut l’orgueil du Yorkshire et le joyau de l’Angleterre, est une ville sinistrée. Le chômage y règne en maître et les hommes désœuvrés errent dans les rues en quête d’illusoires petits boulots. La venue de la troupe des Chippendales, qui, lors de leur spectacle, provoqua un véritable délire chez les spectatrices, va donner des idées a Gaz et ses copains. Si les femmes de Sheffield craquent pour des éphèbes anabolisés, que penseront-elles de vrais hommes, prêts à aller jusqu’au bout en s’exhibant entièrement nus ? (source : Allociné)

Les enfants loups, Ame & Yuki – (2012) Mamoru Hosoda

Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, vivent discrètement dans un coin tranquille de la ville. Leur vie est simple et joyeuse, mais ils cachent un secret : leur père est un homme-loup. Quand celui-ci disparaît brutalement, Hana décide de quitter la ville pour élever ses enfants à l’abri des regards. Ils emménagent dans un village proche d’une forêt luxuriante… (source : Allociné)

Le clan des siciliens – (1969) – Henri Verneuil

Vittorio Malanese, chef du clan des Siciliens, organise l’évasion du truand Roger Sartet pour l’aider à réaliser un audacieux hold-up. (source : Allociné)

Psychose – (1960) – Alfred Hitchcock

Marion Crane en a assez de ne pouvoir mener sa vie comme elle l’entend.  […] Mais un beau jour, son patron lui demande de déposer 40 000 dollars à la banque. La tentation est trop grande, et Marion s’enfuit avec l’argent.
Très vite la panique commence à se faire sentir. Partagée entre l’angoisse de se faire prendre et l’excitation de mener une nouvelle vie, Marion roule vers une destination qu’elle n’atteindra jamais. La pluie est battante, la jeune femme s’arrête près d’un motel, tenu par un sympathique gérant nommé Norman Bates, mais qui doit supporter le caractère possessif de sa mère. (source : Allociné)

Le pianiste – (2002) – Roman Polanski

Durant la Seconde Guerre mondiale, Wladyslaw Szpilman, un célèbre pianiste juif polonais, échappe à la déportation mais se retrouve parqué dans le ghetto de Varsovie dont il partage les souffrances, les humiliations et les luttes héroïques. Il parvient à s’en échapper et se réfugie dans les ruines de la capitale. Un officier allemand, qui apprécie sa musique, l’aide et lui permet de survivre. (source : Allociné)

S.J.

Ici n’est plus ici

Le lundi, c’est lecture !

Ici n’est plus ici – Tommy Orange

Ici n'est plus ici

Ici n’est plus ici est un roman rare, un roman qui dit, de l’intérieur, ce que c’est qu’être Amérindien aujourd’hui aux États-Unis.

Dans un roman chorale, Tommy Orange donne la parole à douze personnages, hommes, femmes, enfants, des Indiens « urbains » d’Oakland. Tous issus d’une longue histoire de violence contre leurs peuples, coupés de leurs racines, les séquelles sont d’importance pour ces Indiens des villes ; alcoolisme, drogue, petite délinquance, difficultés à trouver sa place dans une société raciste, difficultés à ne pas sombrer dans la dépression et le suicide.

Ces personnages sans liens apparents vont tous se retrouver à un Pow-Wow, grand rassemblement qui leur permet de célébrer leurs coutumes et tenter de retrouver du sens à leurs vies. C’est là que les liens vont se tisser, et que tout va faire sens pour le lecteur.

Un roman exigeant qui déconstruit l’image véhiculée par le cinéma et dénonce la politique d’assimilation menée par les États-Unis. Une belle réflexion sur l’identité indienne.

Pour compléter cette lecture, un article/reportage intéressant dans la revue TOPO n° 26, « Améridiens, l’autre voix de l’Amérique« 

S.J.

A comme aujourd’hui

Le lundi, c’est lecture !

AA comme aujourd’hui – David Levithan

Pour entrer dans cette histoire, il faut faire comme le personnage principal, nommé A, et accepter un incroyable postulat de départ.

Effectivement, A , 16 ans, se réveille chaque matin dans le corps d’une autre personne, garçon ou fille du même âge, juste pour 24h.

A ne se pose pas de question, s’adapte chaque matin à son nouveau corps, sa nouvelle identité, sa nouvelle famille…en faisant en sorte de perturber le moins possible la vie de son hôte du jour.
Mais bien sûr les choses vont changer lorsque A va passer une journée dans le corps de Justin, et faire la connaissance de sa petite amie Rhiannon. Impossible de continuer comme avant pour A qui va faire en sorte, quelles que soient ses nouvelles identités,  de retrouver Rhiannon.
Ce roman, dont chaque chapitre décrit une journée de la vie de A,  est bien plus qu’un petit roman d’amour pour adolescents. Il aborde avec intelligence des questions aussi importantes que l’amour, la construction de la personnalité, la mort, l’identité sexuelle, la solitude, sans jamais apporter de réponses. Au lecteur de le faire.
La fin peut dérouter, mais elle est très cohérente avec le reste du roman.
Et pour ceux qui ne voudraient pas quitter cet univers particulier, l’auteur propose de retrouver les personnages dans Aujourd’hui est un autre jour. Cette fois-ci, c’est l’histoire du point de vue de Rhiannon.

aujurd'hui

S.J.

Peut-on cuisiner la nature ?

La semaine dernière, à l’occasion de la Fête de la science, je vous parlais de la série documentaire du Muséum d’Histoire naturelle, Pour que Nature vive.

Un des podcasts répond parfaitement aux préoccupations du Festival Alimenterre.

Il s’agit de Cuisiner la natureComment nos connaissances et pratiques alimentaires peuvent préserver notre santé et celle de notre planète ? de Christophe Lavelle – chercheur en sciences de l’alimentation au CNRS et au Muséum – qui explique qu’il est urgent de renouer le lien entre connaissance et consommation de ce que nous mangeons, pour notre santé comme pour celle de la planète.(source : Muséum d’Histoire naturelle)

Pour écouter c’est ici : Cuisiner la nature – Christophe Lavelle.

S.J.

Des BD au féminin

Le lundi, c’est lecture !

Aujourd’hui, des BD pour présenter des femmes qui ont osé.

  • Catel et Bocquet mettent en avant la figure exceptionnelle d’Olympe de Gouges, femme très en avance sur son temps, féministe engagée qui a proposé une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, mais également militante contre la peine de mort et l’esclavage. Opposante à la Terreur, elle sera menée à l’échafaud. Un roman graphique de 500 pages, mais il fallait bien cela pour retracer une vie aussi dense.
  • Souvent moins connues, les femmes dont Pénélope Bagieu fait le portrait dans Les culottées : des femmes qui n’en font qu’à leur tête, n’en sont pas moins intéressantes et elles ont souvent fait progresser la cause des femmes. Qui connaissait Jesselyn Radack, avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, Leymah Gbowee, travailleuse sociale, militante libérienne pour la paix en Afrique et co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2011 ou Lozen, femme apache, guerrière et chamane ? En quinze récits, Pénélope Bagieu fait la part belle à ces femmes d’origines et d’époques diverses, pas forcément féministes ou militantes, mais qui ont osé braver les normes sociales de leur temps.
  • Alexandra David-Néel, racontée par Frédéric Campoy et Mathieu Blanchot a eu une vie passionnante.  Première femme européenne à être entrée au Tibet en 1924, elle était entre autres journaliste et écrivaine, exploratrice, spécialiste de l’Orient et du Tibet, Une vie digne des plus grandes héroïnes de fiction. Elle était pourtant bien réelle.

S.J.

Des sciences…encore !

Toujours pour célébrer la Fête de la science, Centre sciences propose à travers de courtes vidéos des acteurs de la culture scientifique de la région Centre-Val de Loire.

Ces vidéos présentent des expositions, des métiers de la recherche, des incursions dans des laboratoires pour des webcasts entre scientifiques et des lycéens avec « Science, on tourne ! »

Avec #BrèveDeScience, le CNRS propose à des scientifiques passionnés de vous présenter leurs recherches en deux minutes chrono !

S.J.

Des sciences à voir et à écouter

Jusqu’au 12 octobre, de nombreux rendez-vous scientifiques sont proposés aux curieux, spécialistes ou non.

« Science en direct » vous donne rendez-vous chaque jour d de 17h30 à 19h. L’émission sera diffusée sur les chaînes YouTube de la Fête de la science et de l’Esprit Sorcier.

Animée par Fred Courant et les journalistes de L’Esprit Sorcier, cette émission vous offrira un véritable tour de France de la recherche – en métropole et outre-mer – avec de nombreux duplex en direct des laboratoires et des terrains de recherche les plus exotiques. Océan, forêt, monde animal, santé, espace… chaque émission explorera un nouveau territoire où la science s’inspire et se met au service de la « planète Nature ». (source : Fête de la science)

En 2020, la Fête de la science est complétée par le portail  « Clic de Science » qui rassemble de multiples contenus en ligne pour une déambulation numérique au cœur des régions métropolitaines et des territoires ultra-marins. En quelques clics, chacun pourra se lancer dans des voyages scientifiques aux couleurs de “planète Nature” avec des événements en direct, des vidéos à voir ou revoir en différé, des séries en formats courts, des jeux et parcours ludiques… (source : Fête de la science)

En région Centre-Val-de-Loire vous pourrez entrer dans les coulisses de musées et différents site, vous pourrez aussi visiter des labos et assister à des expériences.

Pour que Nature vive

Face à l’effondrement environnemental croissant, les scientifiques du Muséum d’Histoire naturelle prennent la parole pour alerter. Série audio en 12 épisodes, Pour que nature vive a pour thème central la nature : mieux la connaître pour mieux la préserver. Dans chaque épisode de 30 minutes, une chercheuse ou un chercheur partage ses connaissances et solutions, pour mieux comprendre le vivant et le monde qui nous entoure. (source : MHN)

S.J.