Des sorties pour les vacances …et après

Vous ne savez pas quoi faire de vos vacances ? Allez, je vous donne quelques idées.

  • event_sabine-weiss-une-vie-de-photographies_129809A Orléans et Olivet, 200 photos de Sabine Weiss qui n’aimait photographier que ce qui était dans la rue. Une des dernières photographes humanistes, elle avait rejoint Doisneau en 1952 dans l’agence Rapho. A voir jusqu’au 15 avril :
    • Une vie de photographies à la collégiale Saint-Pierre le Puellier à Orléans
    • En toute intimité à la Galerie Le Garage à Orléans
    • Les voyages de Sabine Weiss au Parc du Poutyl à Olivet

Pour en savoir plus sur Sabine Weiss

——-

70 photos qui  répondent à 14 plâtres et bronzes, ainsi que 24 photographies prêtés par le musée Rodin à Paris.

———–

  • Duo Leny-Saitham – samedi 10 mars 2018 à la Scène nationale d’Orléans  – Jéricho et Ynel Saitham forment un duo batterie-piano où le jazz se réinvente au rythme primitif des tambours.

Avec Ynel Saitham (piano) et Leny “Jéricho” (batterie) – gratuit

———-

Gossiny

——

chéreau

——-

axo_steele-montage---ok_

———–

assoiffes_5-63365

Assoiffés de Wajdi Mouawad par la Cie Le bruit de la rouille.

S.J.

Publicités

Little Dark Age de MGMT (2018)

Voilà des nouvelles réjouissantes d‘Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser, alias MGMT Little Dark AgeMGMT, après un troisième opus sans saveur en 2013 qui remettait en cause l’avenir du groupe et sa capacité à digérer pleinement le succès mondial du premier album Oracular Spectacular en 2007. Il faut dire que ce dernier avait mis la barre très haute avec une pop hédoniste portée par des tubes imparables réhabilitant les mélodies minimalistes au synthé (le triangle des Bermudes: Electric Feel, Time To Pretend et Kids). Certes, le deuxième album Congratulations en 2010 avait prouvé que MGMT savait prendre des risques avec une pop plus innovante et plus difficile d’accès (la sublime chevauchée épique Siberian Breaks et ses 12 minutes) mais je commençais après leur album éponyme de 2013 à classer MGMT comme un brillant souvenir…

Toujours entouré par leur producteur de choc Dave Fridmann et les conseils de Connan Mockasin, le duo MGMT frappe très fort avec ce Little Dark Age au plaisir moins instantané et facile qu’Oracular Spectacular mais beaucoup plus homogène.Je le savoure de plus en plus au fil des écoutes et je ne serais pas étonné de le voir trôner dans mes meilleurs albums pop de 2018. Nous retrouvons la pop solaire qui a fait le succès du groupe avec le très bon titre When You Die ou la sucrerie d’ouverture She Works Out Too Much ainsi que cette tendance à nous replonger dans la pop des 80’s avec le satirique Me And Michael (la preuve avec le clip loufoque réalisé par Steve Buscemi), les sonorités aquatiques du morceau instrumental Days That Got Away ou encore One Thing Left To Try qui me donne l’impression qu’Air se serait lancé dans la pop.

Cependant, ce qui donne la force à cet album, c’est la capacité des Américains à créer des univers plus ambigus. Little Dark Age, le titre éponyme, se veut ainsi plus mystérieux et énigmatique avec une voix incantatoire alors que When You’re Small est une superbe ballade que ne renieraient pas des groupes d’anthologie pour moi comme Get Well Soon ou The National.

Voilà, à coup sûr, le meilleur album pop de ce début d’année et je connais des gens chez Columbia qui doivent de nouveau respirer car MGMT est bel et bien de retour au sommet de la pop contemporaine.

Sylphe

La jeune fille à la perle

  Le lundi, c’est lecture !

Un avis de lecture d’Oréane de 1ère L

perleLa jeune fille à la perle – Tracy Chevalier

Le roman commence en 1644, à Delft, en Hollande. Il raconte l’histoire de Griet, une jeune fille de 16 ans qui vient d’une famille protestante pauvre et part travailler comme servante dans la famille du peintre Vermeer.
Elle n’est pas très bien accueillie dans cette maison catholique, et en plus des tâches habituelles, elle doit faire le ménage dans l’atelier du peintre sans déplacer ni déranger les objets qui s’y trouvent. Elle va développer une méthode qui va lui demander d’observer tout avec grande précision. Elle va également observer la façon de peindre de Vermeer.

Vermeer finit par lui expliquer comment il travaille et lui demande de préparer ses couleurs en secret car cela risque d’attiser la jalousie de sa femme.

Un riche client de Vermeer lui demande un portrait de Griet. Elle est forcée de poser malgré son désaccord car la famille Vermeer a besoin d’argent et elle, de garder son travail. C’est ainsi qu’on assiste à la création du tableau « La jeune fille à la perle ».

J’ai adoré ce roman et le concept de réécriture où on nous raconte l’histoire d’un tableau. Il y a des passages très émouvants et grâce aux descriptions très détaillées de la maison du peintre ou de son atelier, on est envoûtés par cette histoire passionnante qui nous transporte dans l’univers de Johannes Vermeer.

Ce roman, bien que fiction, m’a permis d’imaginer comment ont été peintes d’autres œuvres comme « La Laitière » ou « Jeune femme au collier de perles ». Oréane 1ère L

Festival Les Médiatiques

médiatiques

Depuis quelques années le lycée Voltaire à Orléans organise un festival autour de la presse et des médias.

Cette année, du 20 au 24 février, le festival Les Médiatiques aura pour thème  : Profession journaliste : défis et perspectives à l’heure de la révolution numérique. 

Durant quatre jours, journalistes, enseignants-chercheurs, artistes, militants… se retrouveront au lycée Voltaire, à l’Université, au Bouillon (centre culturel de l’université d’Orléans), pour des débats, tables rondes, conférences, émissions de radio autour de nombreuses questions sur le métier, notamment :

Comment lutter contre les fausses nouvelles tout en garantissant le pluralisme ? / Journalistes : de nouvelles formes de dépendance au politique / Journalisme en 2018, repenser l’information comme un bien commun / Jeunes journalistes, quelles visions du métier ? / Quatrième pouvoir et Septième art, regards médiatiques.

Le programme complet et la liste des intervenants ici.

S.J.

François Morel

Peut-être connaissez-vous déjà le François Morel découvert dans Les Deschiens dans les années 90,

ou le François Morel chroniqueur sur France Inter.

Il est comédien, auteur, chanteur…il sait tout faire…avec humour, poésie et conviction.

Vous pourrez découvrir le François Morel auteur et interprète dans son nouveau spectacle La vie (titre provisoire), le 18 février à Etampes. (renseignements et réservations au 01 69 92 69 07).

S.J.

 

Les noces barbares

  Le lundi, c’est lecture !

Madleen de 1ère L donne son avis sur un roman très poignant.

nocesLes noces barbares – Yann Queffelec

Peut-on aimer son enfant quant celui-ci est le fruit pourri d’un acte d’une barbarie sans nom ?

C’est la question que soulève l’auteur dans ce roman qui aborde le sujet du viol, sujet encore tabou dans les années d’après-guerre.

C’est l’histoire de Nicole, 13 ans, jeune fille crédule qui se laisse séduire par un soldat américain qui la viole et la maltraite avant de la livrer à ses copains. De cette union barbare va naître Ludovic, honte de la famille, tâche indélébile sur l’arbre généalogique.

Cet enfant sera enfermé pendant des années dans un grenier, à l’abri des regards. A peine nourri, ne sachant presque pas parler, il ne recevra ni éducation ni amour, hormis celui de sa tante.

Quand Nicole se marie, elle l’envoie dans un hôpital psychiatrique dans lequel il souffrira de solitude, lui qui n’aspirait qu’à attirer l’affection de sa mère.

L’auteur nous amène à nous mettre à la place de chacun des personnages. Chacun est unique, avec ses défauts et ses qualités.

On ressent beaucoup d’émotions à cette lecture. De la colère et de l’indignation à l’encontre de Nicole, même si on comprend son traumatisme. Ce roman soulève de nombreuses questions sur le traitement de Nicole en tant que victime et sur le comportement de la famille.

Ce roman est magnifiquement écrit, et même s’il est infiniment triste, il provoque des émotions intenses. A la fin de ma lecture, je suis restée sans voix, troublée, émue. Il nous fait longuement réfléchir, d’autant plus que le sujet est toujours d’actualité.

Un auteur qui arrive à nous toucher aussi profondément, et qui nous fait réfléchir , a amplement mérité le prix Goncourt en 1985 pour ce récit poignant. Madleen 1ère L

Rather Than Talking d’Hollysiz (2018)

De retour après un mois de vacances aux Bahamas où j’en ai pris plein les poumons, meHollysiz voilà de retour sous ce ciel neigeux… Autant dire que la transition est plus que rude et qu’il me faut un album qui se savoure dans l’instant et sans trop de réflexions afin de repartir sous les meilleurs auspices pour l’année 2018. Mon choix s’est donc porté cette semaine sur le deuxième opus intitulé Rather Than Talking (en même temps me direz-vous c’est déjà mis dans le titre… pas faux) de Cécile Cassel, alias Hollysiz. Dans la famille Cassel, les fées se sont penchées sur les berceaux et ont saupoudré à tour de bras le talent et la beauté physique. Libres à vous de juger ce qui a le dessus chez Cécile mais les critiques sont globalement assez rudes avec elle, depuis qu’elle s’essaye à la musique…

Le premier opus ne m’avait pas particulièrement marqué à part le titre phare taillé pour les radios et les dance-floors, Come Back To Me, superbe morceau qui n’était pas sans rappeler l’univers de Gossip. Pour le son, vous ne peinerez pas à voir où Hollysiz veut vous emmener avec cette pop survitaminée. Le refrain entêtant d’Unlimited, le bijou addictif Rather Than Talking et son clip assez brillant, la douceur de Boy qui vient faire baisser les rythmes cardiaques avec délicatesse, les sonorités plus âpres du surprenant Fox, la petite pépite contemplative White Mistress sur la fin de l’album… Bref, voilà un album qui se savoure pleinement dans l’instant avec une production de Yodelice de qualité. De là à affirmer que cet album aura sa place gardée pour les tops de fin d’année, il n’y a qu’un pas… que je ne franchirai tout de même pas.

Je vous laisse désormais savourer le clip superbement chorégraphié de Rather Than Talking et retourne à mon bonhomme de neige.

Sylphe

De la musique pour ce week-end

gabadzi blier

  • A Chalette/Loing, vendredi 9 février au Hangar : Gabadzi en concert dans un projet librement inspiré de l’œuvre cinématographique de Bertrand Blier sur des sonorités résolument plus électro, habillé d’images de films redessinées par Adams Carvalho (source : agglo montargoise) – Réservations ici.
  • A Orléans, samedi 10 février 15h à la Scène nationale dans le cadre des samedis du jazz, venez écouter le quintet Omer Pulse. (gratuit). Avec Omer Yehouessi (basse & voix), Jérôme Germond (trompette), David Hazak (guitare), Raphaël Louisy Louis (piano), Lamine Ndaye (batterie).

S.J.

Malick Sidibé, Mali Twist

Encore quelques jours pour voir l’exposition Malick Sidibé, Mali Twist à la Fontation Cartier.

Jusqu’au 25 février vous pourrez découvrir l’oeuvre de ce photographe surnommé le »reporter de la jeunesse ». Il a ouvert à Bamako un studio dans les années 60 et n’a cessé de photographier les soirées des jeunes de la capitale malienne. Il était également un grand portraitiste.

Il est à l’origine des premières Rencontres africaines de la photographies à Bamako en 1994.

L’exposition  doit son titre à un morceau de Boubacar Traoré.

S.J.

Les trois vies d’Antoine Anarchasis

    Le lundi, c’est lecture !

Aujourd’hui c’est Anastasia de 1ère L qui donne son avis.

Lvieses trois vies d’Antoine Anarchasis – Alex Cousseau

Ce roman raconte en trois partie la vie d’Antoine Anarchasis alias Taan. On découvre Antoine au large de Madagascar, dans le ventre de sa mère, ses émotions, ses ressentis, son évolution, jusqu’à l’accouchement.

Dans la deuxième partie, c’est l’enfance du jeune garçon, sa vie avec le médecin qui l’a recueilli, puis son enlèvement et sa recherche d’un trésor dont il n’a connaissance que grâce à une carte dont il a hérité. Au fil de ses aventures, il deviendra esclave dans une plantation de Caroline du Nord, fugitif dans les Appalaches, voleur de rue à New York, chasseur de baleines au Cap Horn…

Enfin, adulte, on suivra, ses désirs de voyages et les rencontres incroyables qu’il fera. Tout au long du récit, on se demande s’il réussira à trouver son trésor et s’il trouvera des réponses à ses questions.

J’ai aimé ce roman qui mélange aventure, suspense, amour et Histoire aussi en abordant le thème de l’esclavage. C’est un roman d’aventures qui mêle aventure, fantastique et suspense et qu’il est difficile de lâcher. Anastasia 1ère L