Un dernier petit tour de danse

Pour terminer cette année, une dernière découverte chorégraphique, et un petit clin d’œil à l’univers de Jean-Claude Gallotta.

Celles et ceux qui ont ont eu la chance de voir Le jour se rêve seront sans doute ravis de replonger dans cette explosion d’énergie, de couleurs, de sons… .

Pour en savoir un peu plus sur ce chorégraphe.

Le Culturamel se met en pause et vous retrouvera pour d’autres découvertes culturelles dès septembre.

S.J.

Des idées de sorties…mais au chaud !

La météo n’incite pas à flâner dans les parcs et les jardins, heureusement que les musées et expositions sont à nouveau ouverts.

Voici deux nouveautés qui devraient retenir votre attention dans le Loiret.

  • Robert Doisneau, photographe humaniste, n’a pas photographié que Paris, il a aussi sillonné la Vallée de la Loire entre 1976 et 1977, comme en témoignent les 70 clichés de l’exposition « Robert Doisneau, la Loire » au château de Sully-sur-Loire.

Un avant-goût avec une vidéo réalisée par le Département du Loiret.

  • Après plusieurs années de travaux, le muséum d’Orléans est devenu le Muséum d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement (MOBE), lieu voué à la conservation du patrimoine naturel et de partage de la culture scientifique. Un lieu qui présente de nouveaux espaces et de nouvelles collections pour découvrir « le fonctionnement de la biodiversité, ses liens avec la géodiversité et son évolution », et dont la visite se termine dans une serre bioclimatique verticale.

S.J.

Les musées ouverts ? C’est pour demain !

Oui, les musées vont ouvrir dès demain, mais nous ne pourrons peut-être pas nous y précipiter tout de suite.

En attendant de pouvoir se confronter à nouveau aux œuvres, faisons un petit tour virtuel au Centre Pompidou.

Laissons-nous guider à la découverte de 5 œuvres emblématiques des collections de ce musée d’art contemporain, de Ben à Jean Dubuffet, en passant par Yaakov Adam, Guiseppe Penone et Louise Bourgeois.

Bonne visite (à peine 13minutes…)

S.J.

Et ta vie m’appartiendra

Le lundi, c’est lecture !

Et ta vie m’appartiendra – Gaël Aymon

Quatrième de couverture : À la mort de sa grand-mère, Irina reçoit un étrange héritage : une peau, sorte de talisman censé exaucer tous ses désirs…

Sans y croire, la jeune fille demande à devenir riche, ainsi que la dévotion absolue d’Halima, sa seule amie. Et ses souhaits se réalisent…

Pourtant, cette existence de rêve se transforme vite en cauchemar. Car un ennemi rôde, prêt à s’emparer de son talisman par tous les moyens. Et à chaque vœu formulé, la peau aspire peu à peu la vie d’Irina, la tuant à petit feu…

C’est bien le fameux roman La Peau de chagrin de Balzac qui a inspiré l’auteur. Même mystérieuse peau qui rétrécit à chaque désir assouvi de son propriétaire, même décrépitude finale, même construction en trois parties.

Mais Gaël Aymon ne se contente pas de réécrire La Peau de chagrin version moderne. Il fait du roman de Balzac un élément important et un fil conducteur dans l’intrigue menée tambour battant dans Et ta vie m’appartiendra.

Entre fantastique et thriller, un roman plein de rebondissements, à l’écriture fluide et qui soulève bien des questions sur le désir, la bonheur, le sens de la vie…

S.J.

Hip Hop, Krump et musique baroque

Aujourd’hui, je vous invite à continuer notre découverte de diverses formes de danses.

Jean-Philippe Rameau, compositeur du 18ème siècle, n’imaginait sûrement pas que sa musique serait appréciée des chorégraphes et danseurs de hip hop ou de krump des 20ème et 21ème sicècles.

C’est chose faite avec tout d’abord un court-métrage de Clément Cogitore réalisé en 2017. Il y adapte la quatrième partie des Indes galantes (1735) de Jean-Philippe Rameau, intitulée Les Sauvages, avec la troupe de danseurs de krump de la chorégraphe Bintou Dembélé. Les danses des « sauvages » des Indes du 18ème siècle y trouvent un incroyable écho dans les danses de rue de notre époque.

Au fait, c’est quoi le krump ? C’est une danse née dans les ghettos de Los Angeles dans les années 90, apparue dans la foulée des émeutes et de la répression policière brutale qui avaient émergé suite au passage à tabac de Rodney King, en 1991.

Grâce à son film, Clément Cogitore s’est vu proposer en 2019 la mise en scène de l’intégralité des Indes galantes à l’Opéra de Paris. C’est donc ainsi que le krump et le hip hop ont fait leur apparition sur la prestigieuse scène parisienne.

D’autres chorégraphes ont fait se rencontrer la musique baroque et le break, la danse contemporaine, classique, ou africaine, notamment Dominique Hervieu et José Montalvo.

Savourez la première partie de leur spectacle Paradis, sur une musique de Vivaldi.

Une autre rencontre entre la musique baroque, les musiques électroniques et la danse hip-hop avec Folia de Mourad Merzouki, toujours sur une musique de Vivaldi.

S.J.

 

 

 


 

 

Un autre avis sur Nickel Boys

Le lundi, c’est lecture !

Charlene a aussi lu et aimé Nickel Boys de Colson Whitehead et nous dit pourquoi.

Ça vous est déjà arrivé ? Vous êtes en train de faire quelque chose, que ce soit assis(e) ou debout, et là vous vous mettez à réfléchir en vous disant que par rapport à d’autres personnes dans le monde, vous avez de « la chance ». Ou alors vous pensez à ce qui se passe autour de vous, dans le monde, et vous vous sentez mal et vous aimeriez faire quelque chose et en savoir plus.

C’est le cas de Colson Whitehead, auteur américain, avec son roman Nickel Boys, qui s’inspire d’une histoire vraie, celle de la School For Boys, à Marianna, Floride, une maison de correction pour garçons. Toutefois, il s’agit bien d’une fiction, les personnages étant le fruit de son imagination.

Dans la Floride des années 1960 où la ségrégation n’était pas encore abolie, le jeune Elwood Curtis, abandonné par ses parents étant petit, devint un élève brillant grâce à sa grand-mère Harriet, qui avait à cœur sa réussite scolaire et lui a fait connaître les messages de paix de Martin Luther King.

Par la suite, c’est aussi grâce à son professeur M. Hill, qui voyait chez Elwood des capacités intellectuelles et morales, qu’il gagna sa place à l’université.

Par malheur, alors qu’il allait faire sa rentrée à l’université, il se retrouva dans un établissement de redressement à cause d’un acte qu’il n’avait pas commis.

Bienvenue à Nickel, l’école qui saura vous marquer à tout jamais.

Cette école accueillait des garçons noirs et blancs, pour lesquels les conditions sanitaires et de travail n’étaient pas les mêmes.

Pour pouvoir quitter cette école, il fallait se soumettre à tout le personnel afin de valider un « diplôme » qui n’avait rien à voir avec la réussite scolaire. Cela s’avérait difficile notamment lorsque les garçons devaient endurer de nombreux sévices corporels suivant le bon vouloir du personnel.

C’est grâce à son amitié avec un autre jeune noir, Turner, qu’Elwood va pouvoir supporter sa vie à Nickel.

Pourtant il n’échappera pas à la torture, à la malnutrition. Beaucoup des garçons mourront de ces sévices, et personne n’aura jamais cherché à connaître leur sort, à part certaines familles.

A travers l’histoire d’Elwood Curtis, on découvre les horreurs de la société ségrégationniste des années 1960, comme la peine que doivent endurer des innocents, le racisme par le biais de maltraitances, la corruption, les failles du système judiciaire…

J’ai adoré ce livre, c’est d’ailleurs un succès. Grâce à Nickel Boys Colson Whitehead fait partie des rares auteurs à avoir reçu deux fois le «Prix Pulitzer », son précédent livre était Underground Railroad.

Charlene – 1G5

Quand BD rime avec sociologie

Le lundi, c’est lecture !

Voici deux albums d’une petite collection intéressante (Sociorama) où auteurs de BD et sociologues s’associent pour décrypter la société. Chaque album fait découvrir de manière ludique un aspect de notre société, en s’inspirant d’histoires vécues.

Chantier interdit au public – Claire Braud – Nicolas Jounin

Que se passe-t-il derrière les palissades d’un chantier de construction ? Avec Hassane, ferrailleur novice et maladroit, et Soleymane, coffreur expérimenté sans papiers, découvrez les coulisses du bâtiment. Ou comment faire son trou dans l’intérim et la sous-traitance quand on est sans papiers, affronter la benne à béton qui arrive maintenant tout de suite alors qu’est-ce que vous foutez !!, encaisser les plaisanteries racistes à moins que ce ne soient pas des plaisanteries, tenir les cadences tout en faisant semblant de respecter la sécurité…(source : Casterman)

Le monde terrible des chantiers, d’après l’enquête approfondie de Nicolas Jounin, sociologue. Claire Braud met en images avec humour et beaucoup d’humanité le sujet assez peu glamour qu’est le chantier de construction, ses codes et son fonctionnement.

Encaisser – Anne Simon – Marlène Benquet

Dans le supermarché Batax, on trouve de tout, comme le rêvait le fondateur de cette entreprise familiale qui a réussi. Mais entre pression au rendement, clients mécontents et syndicats complaisants, la vie derrière la caisse n’est pas facile.
À force de tout encaisser, on risque de craquer…
(source : Casterman)

Marlène Baquet, sociologue, a enquêté sur le monde de la grande distribution. A partir de cette enquête, Anne Simon raconte l’histoire de Sabrina, hôtesse de caisse, ses conditions de travail et toutes les pressions qu’elle subit.

Mes musiques préférées – Épisode 2

Aujourd’hui c’est Monsieur Blanc qui nous livre ses préférences musicales.

Il n’est jamais simple quand on est passionné(e)s de musique de faire des choix et de dégager des albums qui nous ont marqué(e)s car on a un peu l’impression de se sacrifier et d’en laisser sur le bord de la route. Exercice certes difficile mais extrêmement excitant car la nostalgie a du bon… Je vous propose donc 5 albums qui ont façonné ma culture musicale et plus globalement ce que je suis, 5 albums qui me sont venus assez immédiatement et qui méritent que vous alliez à leur découverte.

  1. Funeral d’Arcade Fire (2004). Le premier album des Canadiens d’Arcade Fire, centrés autour du couple talentueux Will Butler et Régine Chassagne. Ils ont donné leurs lettres de noblesse au rock indépendant par leur intensité à jouer ensemble. Sens des chœurs, richesse instrumentale, voix de Will Butler… Tout est sublime et me donne le sourire.

2. Play de Moby (1999). La claque électronique des années étudiantes ou l’art de créer une musique empreinte d’une mélancolie qui fait mouche à tous les coups. La consécration pour ce passionné de machines qui montre que les samples ont du bon.

 

3. Discovery de Daft Punk (2001). La fin du duo casqué donne une saveur amère à ce souvenir mais ce Discovery, c’est la quintessence de l’électro intelligente taillée pour les dance-floors. Tout est brillant dans cet album, jusqu’aux clips créés par le concepteur d’Albator, Leiji Matsumoto. Il a 20 ans et il n’a pas pris une ride!

4. OK Computer de Radiohead (1997). Un bijou de mélancolie, je crois qu’on n’a pas encore trouvé plus émouvant que le spleen de Thom Yorke. De l’art et ce No Surprises qui figure sur la BO de L’Auberge espagnole. Prévoir les mouchoirs…

5. Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon de Get Well Soon (2008). La pop/folk orchestrée et baroque de Konstantin Gropper est sublime et devrait être déclarée d’intérêt public en cette période de COVID…

Voilà pour ce top 5 qui, je l’espère, vous donnera envie de découvrir l’univers de ces artistes. On se retrouve peut-être pour un autre top 5 car je regrette déjà d’avoir oublié certains artistes….

Nickel boys

Le lundi, c’est lecture !

Nickel boys – Colson lWhitehead

J’avais déjà adoré Underground railroad du même auteur, et c’est à nouveau un coup de cœur.

L’histoire se passe en Floride dans les années 60 et là encore, Colson Whitehead fait état du traitement des jeunes noirs pendant la ségrégation aux Etats-Unis.

Le jeune Elwood Curtis est envoyé dans une maison de correction suite à une erreur judiciaire, mais la justice n’est pas très regardante à cette époque quand il s’agit de population pauvre ou de couleur.

Ce jeune garçon est intelligent, cultivé, il aurait pu aller à l’université, avoir une belle vie honnête, mais la société américaine raciste en a décidé autrement.

La force du récit de Whitehead réside dans son écriture. Il n’en rajoute pas sur l’horreur des sévices subits par tous ces jeunes. Il suggère, il amène petit à petit à se faire une image précise de ce qui se passe dans cette soit disant école . Il parsème son roman de petites annectodes qui rendent la situation si criante de vérité que l’inconcevable devient réalité.

On a peine à croire que Colson Whitehead s’inspire de faits réels, pourtant cette « école » a bien existé, et n’a fermé qu’en 2011. Et aujourd’hui encore, toute cette histoire trouve un écho dans l’actualité américaine.

A lire absolument.

Avec ce roman, c’est le deuxième fois que Colson Whithead obtient le prix Pulitzer ( prix américain décerné par l’Université Columbia de New York et remis à des personnes, journaux, magazines, revues ou agences de presse dans les domaines suivants : journalisme, littérature, fiction et musique, domaines eux-mêmes divisés en catégories spécifiques.)

S.J.

Semaine des mathématiques

Les mathématiques ne sont pas réservés à ceux qui ont la bosse des maths. Du 15 au 21 mars 2021, c’est la Semaine des mathématiques pour tous ! Soyez curieux et découvrez les nombreux domaines dans lesquels les mathématiques sont présentes.

  • Le 14 mars, c’est le nombre Pi qui était célébré (le Pi Day- 3/14 dans la notation des dates aux États-Unis). Pour en savoir plus sur Pi, une vidéo proposée par le Palais de la découverte.

Voici un exemple :

  • D’autres propositions du CNRS où vous apprendrez par exemple le lien entre les plis d’un vêtement, une peau de fromage et une carte du globe terrestre ! Si, si, il y a un lien !

L’équipe des professeurs de mathématiques