La Princesse de Clèves en BD

Le lundi, c’est lecture ! 

Couv_363545Si vous avez la chance d’être libres le vendredi 22 novembre et de pouvoir aller à Blois pour le festival de la BD, vous pourrez assister à une rencontre avec Claire Bouilhac, qui, avec Catel, a scénarisé et dessiné une adaptation du roman de Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves. 

Ecrit en 1678 par Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves est un roman fondateur. La jeune Mademoiselle de Chartres y fait ses premiers pas dans la cour du roi de France, Henri II.

Entre cabales, médisances et galanteries, elle rencontre l’amour dans un univers pétri de conventions et retourne à son avantage les idéaux féminins stéréotypés de l’époque. Le récit propose ainsi une forme de féminisme inédit, dans laquelle l’estime de soi prévaut et la raison triomphe de la passion. La délicate adaptation scénaristique a été réalisée à quatre mains par Claire Bouilhac et Catel.

La rencontre sera suivie d’une dédicace. (source : BD Boum)

Et si vous ne pouvez être à Blois le 22 novembre, il suffira d’être patients, la BD sera bientôt au CDI.

BDBoum

S.J.

Des sorties théâtre à prévoir

Encore des dates à réserver pour des adaptations de deux très beaux textes.

  • La Ménagerie de verre le 22 novembre à Fontainebleau.

Ecrit par Tennessee Williams, traduit par Isabelle Famchon et mis en scène par Éric Cénat

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Tom, jeune homme sensible et insatisfait, a suivi son rêve : il est parti. Il a quitté sa ville et un environnement familial et professionnel étouffant… il a fui. Mais dans sa mémoire se rejoue un passé familial qui le hante, entre une mère obsédée par sa jeunesse perdue et une sœur maladivement fragile. (source : théâtre de Fontainebleau)

 

  • Black Boy  les 27,28 et 29 novembre à Montargis (Tivoli)

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Cette forme originale où se mêlent blues, dessin et théâtre, met en scène le premier roman écrit par l’Africain-Américain Richard Wright, sur le quotidien dans le sud ségrégationniste. Avec le bluesman Olivier Gotti, le dessinateur de bande dessinée Benjamin Flao et le comédien Jérôme Imard.  Plus de détails ici.

 

BBLe jeune Richard découvre la vie où la ségrégation raciale et la violence sont quotidiennes. L’enfant se refuse à l’admettre et s’enferme dans la solitude.

S.J.

Green Blood

Le lundi, c’est lecture !

Aujourd’hui, c’est Tom, grand lecteur de mangas, qui présente Green Blood, un manga très américain du très japonais Masasumi Kakizaki.


Green Blood nous parle de l’aventure de deux frères, Luke et Brad Burns. L’histoire se passe dans le New-York du 19ème siècle, à la fin de la guerre de Sécession.

Nos héros vivent dans le quartier de Five Points, là où règnent la misère, la criminalité et la prostitution. La pègre est également omniprésente et y fait régner sa loi.

Nous allons suivre pendant 5 tomes, les péripéties des deux héros qui vont tenter de survivre dans cette ville.

Tom – 2nde9

La double vie de Cassiel Roadnight

Le lundi, c’est lecture ! 

imageChap, ado fugueur, refuse de donner son nom à quiconque le lui demande. Lorsqu’un policier croit le reconnaître,  il le ramène à sa famille, les Roadnight. Chap ne dit rien à ce policier ni à la famille dans laquelle on le fait entrer. On le prend pour Cassiel, le fils disparu depuis deux ans, il ne démentira pas, et fera en sorte de ne pas être démasqué.

Cette famille n’est pas idéale et petit à petit Chap/Cassiel va découvrir la vraie personnalité de Cassiel et va en même temps dévoiler sa propre histoire.

La tension monte tout au long du roman, le lecteur redoutant de voir le secret de Chap révélé, mais aussi parce qu’il cherche à savoir pourquoi Cassiel a disparu. Pourquoi est-il parti de cette famille, certes loin d’être parfaite, mais une famille quand même ?

S.J.

L’opticien de Lampedusa

Le lundi, c’est lecture ! 

imageL’opticien de Lampedusa – Emma-Jane Kirby
Emma-Jane Kirby est journliste à la BBC. Elle a reçu le prix Bayeux-Calvados 2015 des correspondants de guerre pour son reportage sur le sauvetage de migrants en Méditerranée. C’est là qu’elle a rencontré l’opticien de Lampedusa, qui existe vraiment, c’est son histoire qu’elle raconte dans ce roman.

L’opticien de Lampédusa a l’habitude de voir des hommes errer sur son île, des hommes seuls ou en petits groupes, des hommes démunis de tout, des hommes qui viennent d’ailleurs. La situation dramatique des migrants ne l’empêche pas de passer de bons moments en famille et avec ses amis.

Pourtant, lors d’un week-end entre amis sur son bateau, leur vie va basculer. Ils vont croiser l’horreur et jamais plus ils ne seront les mêmes devant la tragédie humaine de ceux auxquels on colle l’étiquette générique de « migrants ».

L’Opticien de Lampedusa est un court roman d’une grande intensité sur l’éveil de la conscience d’un homme.

Emma-Jane Kirby explique la genèse de son roman et sa rencontre avec celui qu’elle ne nomme jamais autrement que opticien de Lampedusa.

S.J.

Ueno Park

Le lundi, c’est lecture !

parkUeno park – Antoine Dole
A Tokyo, Ueno Park est le lieu où aller au moment de Hanami, la très courte saison des cerisiers en fleurs.

Huit adolescents convergent vers ce parc parce qu’ils ont décidé d’affirmer leur identité pour exister réellement. Ils souffrent tous de grande solitude dans cette société japonaise trop conformiste dans laquelle ils ne trouvent pas leur place.

Ce roman choral, c’est celui de huit jeunes qui ne se rencontreront d’ailleurs pas. Il fonctionne comme une succession de nouvelles où chacun de ces jeunes trouve le courage d’exister en dehors des contraintes de la culture japonaise.

L’écriture d’Antoine Dole est superbe, poétique et sait magnifiquement exprimer le sentiment de solitude.

S.J.

Qui ment ?

Le lundi, c’est lecture !

qui mentQui ment ? Karen M. McManus

Tout commence comme dans une série américaine pour ados.

Un lycée, cinq élèves en retenue pour avoir gardé leur portable (oui, ça arrive!) dans la classe d’un professeur peu aimable (oui, ça arrive aussi!). Ils crient à l’injustice mais sont bien obligés d’obéir.

Chacun de ces élèves est un stéréotype des établissements américains : une jolie fille un peu écervelée, un délinquant, un sportif, une intello et un délateur. Remarquez qu’il semble difficile d’être à la fois une intello et jolie, mais bref, là n’est pas le sujet.

Ces cinq jeunes pourraient faire leur retenue et rentrer tranquillement chez eux, mais il n’y aurait pas de roman… C’est là que Simon, celui qui poste sur un site tous les petits secrets pas très reluisants des élèves de son lycée, va soudainement mourir après avoir bu de l’eau. Allergie ? Empoisonnement ? La police va trancher, il s’agit d’un meurtre ! Et le ou la coupable se trouvait forcément parmi les quatre autres punis.

Chapitre après chapitre, on entend la voix d’un des quatre et si on ne sait pas avant la fin qui est responsable de la mort de Simon, on découvre que tous ont des petits secrets pas très avouables et donc tous une bonne raison de faire taire Simon.

Alors qui ment ?

Si on passe sur le petit côté un peu caricatural de ces ados au début, cette enquête sur fond de harcèlement, de problèmes familiaux et sociaux, de pression scolaire et de réseaux sociaux, se lit sans déplaisir et chaque personnage s’affine et prend une autre dimension au fil des pages.

S.J.

Valentine Goby

Le lundi, c’est lecture !

Valentine Goby sera présente à la librairie des Temps modernes à Orléans le lundi 30 septembre à 19h30 pour présenter son nouveau roman, Murène.

Hiver 1956. Dans les Ardennes, François, un jeune homme de vingt-deux ans, s’enfonce dans la neige, marche vers les bois à la recherche d’un village. Croisant une voie ferrée qui semble désaffectée, il grimpe sur un wagon oublié… Quelques heures plus tard une enfant découvre François à demi mort – corps en étoile dans la poudreuse, en partie calciné.
Quel sera le destin de ce blessé dont les médecins pensent qu’il ne survivra pas ? À quelle épreuve son corps sera-t-il soumis ? Qu’adviendra-t-il de ses souvenirs, de son chemin de vie alors que ses moindres gestes sont à réinventer, qu’il faut passer du refus de soi au désir de poursuivre ? […] Ce roman est celui d’une métamorphose qui nous entraîne, solaire, vers l’émergence du handisport et jusqu’aux Jeux paralympiques de Tokyo en 1964. (source :  Actes Sud)

murène

Si vous ne pouvez pas assister à cette rencontre, vous pouvez découvrir les deux romans de cette passionnée d’Histoire, Kinderzimmer et Un paquebot dans les arbres (les deux sont disponibles au CDI).

S.J.

Venise n’est pas en Italie

Le lundi, c’est lecture ! 

veniseVenise n’est pas en Italie – Ivan Calbérac

Emile a 15 ans, vit à Montargis dans une caravane en attendant que la maison familiale soit construite. Il vit avec son père représentant de commerce et sa mère qui le teint en blond parce que c’est plus joli.

Emile aime ses parents même si parfois ils sont un peu envahissants.

A son grand désarroi, il n’a pas de succès avec les filles, mais quand il tombe amoureux de Pauline et que cette dernière l’invite à assister à son concert à Venise, il est au bord de l’apoplexie ! Venise, oui, mais comment ? Ça coûte cher et la famille d’Emile est modeste, pas comme celle de Pauline.

Qu’à cela ne tienne, son père a la solution : ils vont tous y aller ensemble ! On imagine bien la déception d’Emile.

Les voilà donc partis pour un périple en caravane et les péripéties ne vont pas manquer.

Emile les raconte dans son journal intime où il se livre avec humour et un grand sens de la dérision.

Ce roman a été adapté au cinéma par l’auteur lui-même.

S.J.

L’anniversaire de Kim Jong-Il

Le lundi, c’est lecture !

KimL’anniversaire de Kim Jong Il – Aurélien Ducoudray / Mélanie Allag

Jun Sang est né en Corée du Nord, un 16 février.

Pas de chance, dans son pays on ne fête pas les anniversaires, sauf celui  de Kim Jong Il, le dirigeant du pays. Mais ça tombe bien quand même pour Jun Sang car il prend un peu toutes les célébrations pour lui.

A 8 ans, il est chef des jeunesses patriotiques de son quartier et prend son rôle très à cœur. Il est persuadé que son pays est le plus beau du monde et qu’il a bien de la chance de ne pas être né en Corée du Sud où les gens meurent de faim et où les enfants sont exploités.

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Il donc heureux ce jeune Jun Sang, jusqu’à ce que son monde s’écroule et que ses yeux s’ouvrent enfin, qu’il comprenne le système qui régit son pays.

Les auteurs offrent une BD très documentée, qui révèle, à travers un regard d’enfant, la réalité sombre de cette dictature (mensonges, corruption, pénuries, famine, misère, violence, suspicion, peur…).

Le dessin de Mélanie Allag accompagne parfaitement la prise de consciente du jeune héros. Les rondeurs enfantines vont rapidement laisser place aux traits creusés et aux visages inquiets et les couleurs claires du début vont rapidement s’assombrir.

Une très belle surprise que cet album.

Pour en savoir plus, Mélanie Allag nous explique son travail de dessinatrice.

S.J.