Mes livres préférés – Episode 1

Le lundi, c’est lecture !

Vous le savez peut-être, 2020 est l’année de la BD. L’occasion de démarrer la rubrique « Mes livres préférés » avec mes chouchous, ces BD que je lis et relis, toujours avec le même plaisir.

A vous ensuite de venir partager les vôtres (BD mais aussi romans, essais…).

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1- Les passagers du vent – François Bourgeon

Les cinq premiers albums couvrent deux années de la vie mouvementée de la jeune Isa au 18ème siècle. Elle veut commencer une nouvelle vie et embarque pour le Nouveau Monde. L’histoire d’Isa et de ses compagnons est passionnante. Elle traverse la grande Histoire et comme toujours avec Bourgeon, les personnages féminins très attachants  sont à l’avant plan.

2- Là où vont nos pères – Shaun Tan

Ce récit tout simple, c’est l’histoire aussi de la famille de Shaun Tan et un hommage à tous les migrants, tous ceux qui, fuyant la guerre, la misère, la persécution, sont devenus des réfugiés. De l’émotion pure,  en images, sans un mot. (plus de détails ici)

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3- Le grand pouvoir du Chninkel – Rosinski et Van Hamme

Sur Daar où les Chninkels sont les être les plus insignifiants,  les Immortels se font une guerre sans merci depuis bien longtemps. Un des Chninkels réchappe d’un massacre et se voit confier par le grand Créateur la mission de ramener de l’ordre dans tout ce chaos.

Un roman graphique rempli de références à la Bible, avec le messie et son sacrifice pour le bien de l’humanité, à La Terre des Milieux de Tolkien, qui a inspiré les auteurs pour créer un monde avec ses légendes, son Histoire, sa géographie, ses divers peuples et à 2001, l’odyssée de l’espace, avec la forme rectangulaire noire qui représente le maître créateur des mondes (le monolithe, vous vous souvenez?). On y retrouve aussi l’univers de Dark Crystal et la folie et l’absurde des créations des films des Monty Python.

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4-  Peter Pan – Régis Loisel

Une série où l’auteur s’est demandé qui pouvait bien être Peter avant de devenir Peter Pan. Nous avons donc ici en quelque sorte la genèse du personnage. Réalisme cruel d’une époque, récit d’aventures, poésie de l’enfance, beauté et inventivité graphiques, tout est là pour faire passer un excellent moment de lecture.

5- Durant les travaux, l’exposition continue (renommé Histoires à lunettes ) – Midam et Clarke

Histoires à lunettes (parce que tous les protagonistes portent des lunettes) nous propulse dans un monde absurde où chaque page donne lieu à un gag désopilant, le running gag y est de rigueur autour de personnages tous plus incroyables les uns que les autres :

  • des amnésiques chroniques qui découvrent chaque matin qui ils sont grâce à ce qu’ils ont enregistré au coucher,
  • un gardien de zoo qui joue lui-même les différents animaux pour les visiteurs,
  • un patient confronté à des situations étranges dans une salle d’attente,
  • des médecins légistes qui prennent beaucoup de distance par rapport à leur métier,
  • un savant fou qui invente des machines insolites  : pour des métamorphoses improbables, pour rendre les gens gentils, pour allonger les bras, pour dissocier les gens, bref, rien que de l’essentiel pour l’avancée de la science !

S.J.

Le joueur d’échecs

Le lundi, c’est lecture !

Reprise des lectures avec Emma qui a beaucoup aimé ce court roman.

joueurLe joueur d’échecs, Stefan Zweig, 1943.
Le joueur d’échecs est un roman assez court, écrit par Stefan Zweig. Son titre, simple mais attrayant pour quiconque à un lien avec un échiquier, est attribué au personnage principal, un homme sans nom : Monsieur B.

Ce récit m’a énormément plu, et ce, dès les premières lignes. L’auteur plonge lentement le lecteur dans le monde des échecs, relatant différents grands événements. Le fait qu’il cite quelques parties célèbres est, selon moi, utile et instructif. On en apprend ainsi plus, et ce, pour notre culture personnelle. L’auteur a donc renvoyé une belle image des échecs, sans entrer trop dans les détails de la partie, n’expliquant que les coups décisifs, faisant passer le tout pour un art et non pas un simple jeu. L’un de ses personnages le dit, d’ailleurs : « On ne joue pas aux échecs, on vit les échecs ». J’ai donc vraiment apprécié le sujet principal de l’histoire, ainsi que sa manière d’être écrite.

Ensuite, après s’être penché sur ce que l’on pourrait appeler le « fil rouge » du roman, l’auteur a abordé un autre sujet qui me fascine et m’intrigue d’autant plus : l’Allemagne nazie et ses prisonniers. Beaucoup connaissent les grandes lignes de cette tragédie, mais ici, Stefan Zweig peint un tableau bien plus sombre, il dévoile les petites lignes que personne ne lit jamais. Il s’attaque à la partie peu relatée de cette triste guerre : l’isolement. Il a une manière de raconter ce passage telle qu’on est complètement immergé dans le passé. Encore une fois, il place des événements importants, enrichissant notre culture générale. On ressent toutes les émotions de ce Monsieur B., et, par la même occasion, on comprend toutes les horreurs commises par les nazis, celles dont on n’avait pas forcément conscience avant la lecture du livre. C’est donc un sujet qui ne m’a fait qu’aimer plus encore ce roman.

Cependant, le point qui m’a le plus marquée, et qui est sans doute le meilleur passage de l’histoire, c’est l’aspect psychologique. Monsieur B., lorsqu’il raconte son histoire, parle de toute cette pression mentale, de la folie qui l’a petit à petit envahi. J’ai trouvé cela passionnant d’observer sa chute, du moment où il se décide à « jouer » contre lui-même, jusqu’à l’ultime partie à la fin du livre. J’ai beaucoup aimé lire les pages dans lesquelles il montre combien son isolement le rendait fou. Comment, en voulant être les deux Rois d’un échiquier, il s’est mit en « mat » tout seul. L’auteur a vraiment insisté sur le mental de Monsieur B., rendant le personnage encore plus intéressant. C’est définitivement l’élément qui m’a fait relire plusieurs fois cette histoire.

En conclusion, Stefan Zweig a joué sur trois grands points : l’Allemagne nazie, les échecs et la psychologie. Trois choses que j’apprécie grandement et qui me feront lire encore Le joueur d’échecs, avec ses parties, ce Monsieur B., et sa chambre dans laquelle il n’avait rien d’autre qu’une porte, un lit, une chaise, une fenêtre à barreaux, une cuvette et cet éternel papier peint. Pas d’échiquier. Juste son esprit, et un livre d’échecs…

Emma J- 2nde2

Anna Karénine

Le lundi, c’est lecture !

Louise a aimé et nous en parle.

AKAnna Karénine, Léon Tolstoï, 1877.
À la fin du XIXe siècle, Léon Tolstoï écrit Anna Karénine. Cet auteur russe n’en est alors pas à son coup d’essai mais il écrit là un réel chef-d’œuvre. Durant environ 900 pages il décrit la bourgeoisie et les campagnes russes au travers de nombreux personnages. Le lecteur peut avoir au début quelques difficultés que nous verrons juste après. Cependant, nous verrons également que ce livre peut être grandement apprécié des bons lecteurs.

Premièrement, certains pourraient ouvrir le livre et le refermer trois chapitres plus tard. Cela peut être dû à la longueur de ce livre car selon les vitesses de lecture, 900 pages peuvent s’apparenter à plus de onze heures de lecture. Deuxième obstacle à surmonter, le nom des personnages. En effet, ils sont appelés soit par leurs prénoms légaux, soit par leurs surnoms, ou encore par leurs noms de famille. Ainsi, l’un deux est nommé tour à tour Stiva, Stépane Arcadiévitch, Oblonski, ou des mélanges de ces noms. Il est donc au début difficile de bien suivre et comprendre « qui est qui ». Cependant, si l’on s’accroche, on se rend compte que ce livre mérite d’être lu.

Ce livre est très intéressant. Les différents milieux et façons de vivre décrits pat Tolstoï sont extrêmement précis. Ainsi, lorsque Lévine est dans sa campagne et cherche à changer les façons de faire, on a vraiment l’impression d’être dans les champs à ses côtés et on comprend parfaitement le système dans lequel il vit et travaille. Autrement, les allées et venues d’Anna, Vronski, et Alexis Karénine à l’opéra ou chez leurs amis sont narrés avec une réelle précision qui font que, encore une fois, on a l’impression d’y être et on est réellement plongés dans l’histoire. Pour finir, le mariage de Kitty et Lévine est également un passage marquant car pendant plus de vingt pages à leurs côtés, on a réellement en tête le déroulement des cérémonies à cette époque. De plus, Tolstoï donne à ses différents personnages des traits très différents et notre avis à leur propos évolue sans cesse. Nous pouvons ainsi rencontrer Daria une mère exemplaire, Kitty sa sœur qui semble un peu « nunuche » au début mais à qui on s’attache finalement, Vronski un homme égoïste, Anna une femme passionnée mais qui évolue sans cesse, et de nombreux autres personnages. Ils sont tous différents mais on s’attache réellement à eux à force de détails sur leurs façons d’être et de penser. Pour finir, Tolstoï arrive à faire qu’en lisant son livre, on ne sente pas les pages passer. Pour cela, il nous présente de nombreux personnages et fait se mêler différentes intrigues. Ainsi, on passe rarement plusieurs chapitres à la suite sur une même personne, ce qui pourrait être ennuyeux. Par exemple, on observe trois couples très différents qui évoluent chacun à leur façon : Kitty et Lévine, Anna et les deux Aléxis, et Dolly et Stiva. De plus, les lieux changent et alternent entre Moscou, Saint Pétersbourg et les campagnes.
En somme, ce livre est à lire pour les lecteurs motivés, prêts à surmonter quelques difficultés. Mais une fois que l’on est plongé dans l’univers créé par Tolstoï, il est difficile de s’en détacher.
Louise – 2nde2

 

 

Huckleberry Finn

Le lundi, c’est lecture !

Aujourd’hui, c’est Alistair qui présente une lecture qu’il a aimée.

M02253136042-largeMark Twain, Les aventures de Huckleberry Finn, 1884.
Les aventures de Huckleberry Finn est un livre de Mark Twain qui parle du jeune Huckleberry Finn et de son aventure avec Jim, ainsi que d’une multitude de personnages aussi fascinants que drôles.

Voici les deux raisons pour lesquelles je vous recommande ce livre.

Tout d’abord, il s’agit d’une histoire fascinante pour tout âge. L’une des principales raisons pour lesquelles je vous recommande cette œuvre de Mark Twain est que ce livre est adapté à tout âge grâce à une écriture peu complexe mais surtout à une histoire fascinante, drôle et intrigante. Pour résumer, c’est l’histoire d’un garçon réalisant un voyage vers la liberté en compagnie de Jim, le noir de Miss Watson. Huckleberry est, au début de l’histoire, pris en charge par  Miss Watson, ainsi que par une veuve, pour se faire « civiliser » après avoir gagné une fortune de 6000 dollars avec son ami Tom Sawyer – cette aventure nous est racontée dans le livre précédent, les Aventures de Tom Sawyer. Mais Huck se fait enlever par son père alcoolique.

Alors qu’il vit dans une cabane dans les bois avec celui-ci, il perd les habitudes que lui ont données la veuve et Miss Watson. Il va, un soir, s’échapper de la cabane alors que son père est parti, en créant une « fausse scène de crime » pour faire croire à son père qu’il s’est fait tuer par des brigands. Lors de son voyage sur un canoë au long de la rivière du Mississippi, il rencontre le noir de Miss Watson, Jim. Ils embarquent ensemble sur le chemin de la liberté. Lors de cette aventure, Huck va découvrir qu’il y a peut-être plus qu’un simple esclave à ses côtés, et que Jim peut être considéré comme un homme au lieu d’un « nègre » (terme employé dans le livre). C’est une histoire simple, captivante, qui peut être appréciée par tout le monde.

De plus, ce roman aborde le sujet de l’esclavage et du racisme. Les aventures de Huckleberry Finn est une œuvre qui est souvent travaillée dans les salles de classe des écoles (en particulier en Amérique) car il touche un sujet sensible : l’esclavage et le racisme. Dans l’introduction, on parle de la jeunesse de Mark Twain et de son opinion négative sur l’esclavage. Il raconte une scène à laquelle il a assisté : des noirs, les mains ligotées, furent embarqués de force sur des navires. Dans l’introduction, il est expliqué comment Twain a, au fur et à mesure, appris que les noirs n’étaient pas que de simples objets de commerce, mais des humains. Les expériences de l’auteur se reflètent à travers le personnage de Huckleberry, qui lui-même va apprendre que Jim est bien plus qu’un esclave. C’est une leçon importante qu’a à apporter le livre de Twain.

Ce livre comporte néanmoins un inconvénient, sans grande importance. Le seul et unique problème que j’ai relevé de cette œuvre est le fait que certaines informations importantes ou certains événements importants de l’histoire surgissent assez brusquement, notamment lorsque le personnage principal se fait enlever par son père. La manière très subite dont ce moment est raconté peut initialement laisser penser que c’est un événement moindre du livre, un détail qui n’a aucun impact sur l’histoire, mais ceci n’est pas le cas. L’enlèvement de Huck est important dans l’intrigue car c’est de là qu’il va avoir envie de s’enfuir. Mais il n’y a rien dans l’histoire qui prépare le lecteur pour cet événement, il n’y a pas de « build-up », et cela peut légèrement brusquer le lecteur.

Mais malgré cet inconvénient, le livre est très bon, je dirais même que c’est l’un des meilleurs que j’ai lu, et je vous le conseille grandement.
Alistair –  2nde2

Bluebird

Le lundi, c’est lecture !

bluebird

Bluebird – Tristan Koëgel

Voilà une belle histoire de musique et d’amour sur fond de ségrégation dans le sud des Etats-Unis des années 1940. Une histoire qui nous fait traverser les plantations de coton et entrer dans les clubs de Chicago où on chante le blues.

Minnie et son père parcourent les routes et gagnent leur vie en jouant de la guitare et de l’harmonica dans les plantations et les bals populaires. Leur vie est simple, mais ils font de belles rencontres, comme celle d’Elwyn, jeune Irlandais dont Minnie, malgré son jeune âge, tombe amoureuse.

Tout pourrait aller pour le mieux pour eux mais le père de Minnie est victime du Ku Klux Klan et pour sauver sa vie elle doit fuir vers le nord. Elle arrivera à Chicago où elle finira par réaliser son rêve de chanter le blues, même si le chemin pour y accéder ne sera pas simple.

L’intérêt de ce roman, en dehors des très beaux personnages, c’est le voyage sensoriel auquel l’auteur nous invite : à la campagne avec ses odeurs végétales, la lumière, les couleurs,  et à la ville avec ses lumières artificielles, les bruits incessants des véhicules. Ces deux univers sont traversés par la musique, le blues, qui porte Minnie et l’aide à survivre.

L’auteur a évité de côté misérabiliste, et malgré le sujet très sensible du racisme et de la violence qui en découle, il a su faire vivre des personnages plein de vie, volontaires et positifs. Il suffit de voir la couverture du roman, lumineuse et colorée pour s’en persuader.

Et pour mieux nous accompagner dans cette époque, Tristan Koëgel suggère une liste de titres de grands chanteurs et joueurs de blues des années 40 à écouter sur : http://www.deezer.com/playlist/1313610235

S.J.

Entre deux mondes

Le lundi, c’est lecture ! 

norek.jpgEntre deux mondes – Olivier Norek

La jungle de Calais, nous en avons tous entendu parler, nous avons tous vu des images. Mais pour nous, tout cela reste le plus souvent lointain.

Olivier Norek résussit à nous y faire entrer, à humaniser tous les protagonistes, qu’ils soient migrants fuyants la misère ou la guerre, ou bien migrants qui exploitent leurs congénères, qu’ils soient policiers qui font face à des situations dramatiques et à qui on interdit de muter de peur de se retrouver avec des commissariats vides, ou encore les Calaisiens qui souffrent de voir leur région désertée par les touristes, les maisons impossibles à vendre, les commerces qui ferment.

Norek a enquêté sur place, il a rencontré des représentants de tous ces groupes, et ça se sent. Tout sonne juste dans l’histoire de Bastien, policier qui découvre cette zone de non-droit, tout comme dans celle d’Adam, policier syrien qui a envoyé sa femme et sa fille vers la liberté avant de s’enfuir à son tour. Les retrouvailles ne se feront pas, il ne trouvera que violence et désespoir dans cet immense bidonville.

Il tentera toutefois de sauver un enfant, Kilani, qui n’aura connu depuis son départ de son Soudan natal, que la violence des adultes.

Norek ne fait aucune concession et certaines scènes sont très éprouvantes.

Malgré tout on ne lâche pas ce roman policier, un meurtre aura lieu dans ce lieu oublié de tous, et une enquête sera menée de part et d’autre de cette « jungle » par le policier français et le Syrien.

Le roman policier est souvent prétexte à pointer du doigt les dysfonctionnements d’une société. C’est le cas dans Entre deux mondes.

Si vous voulez en savoir plus, écoutez Olivier Norek parler avec beaucoup d’humanité de ses personnages et de la réalité à laquelle il a été confronté.

S.J.

Le message / Nuit de la lecture

Le lundi, c’est lecture ! 

Le samedi 18 janvier, c’est la quatrième édition de la Nuit de la lecture.

A cette occasion vous pouvez assister à une lecture concert-cabaret du merveilleux roman d’Andrée Chédid, Le MessageAvec au piano Vincent Viala et à la lecture Vicky Lourenço à Chécy.

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Une lutte contre le temps où chaque seconde compte… Marie n’a qu’un seul désir, capital, vital : transmettre un message à Steph avant qu’il ne soit trop tard. Un texte haletant où l’on retient son souffle jusqu’au dénouement. (source : Chécy)  Pour les réservations, c’est ici.

imageLe Message – Andrée Chédid

Dans la rue déserte d’une ville ravagée par la guerre, Marie s’effondre, touchée par une balle alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l’aveu d’un amour partagé.
Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu’une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu’elle venait et qu’elle l’aime.
D’une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l’agonie de Marie et scande l’absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants. (
source : Flammarion)

Le programme partout en France de la Nuit de la lecture.

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S.J.

Que lirons-nous en 2020 ?

Le lundi, c’est lecture !

Le Culturamel vous a proposé quelques romans et BD en 2019. Peut-être ce petit récapitulatif vous donnera t-il envie de replonger dans les rayons du CDI.

Si ce n’est pas le cas, dès la semaine prochaine, je vous proposerai de nouvelles lectures qui vous tenteront peut-être.

Si vous aussi vous voulez partager vos coups de cœurs ou découvertes, n’hésitez pas, cet espace vous est ouvert.

 

S.J.

Un travail comme un autre

Le lundi, c’est lecture ! 

imageUn travail comme un autre – Virginia Reeves

Roscoe T. Martin est passionné par l’électricité, persuadé qu’elle peut apporter le confort et la prospérité, mais il doit abandonner son emploi chez Alabama Power pour suivre sa femme qui vient d’hériter de la ferme paternelle. Roscoe n’est pas un fermier, et la ferme périclite. Il pense rendre la ferme plus rentable en y faisant venir l’électricité. Mais c’est sans compter sur la méfiance de la population dans cette campagne des années 1920 en Alabama. Roscoe décide alors de tirer illégalement une ligne jusqu’à sa ferme avec l’aide de Wilson, un employé noir qui a toujours travaillé là. Pendant deux ans, le rendement augmente, la ferme prospère. Jusqu’au jour où le détournement est repéré et qu’un homme meurt électrocuté.

Roscoe est condamné à la prison alors que Wilson, comme les autres condamnés noirs, est prêté, on pourrait même dire vendu, à une mine de charbon. En Alabama, dans les années 1920, l’esclavage a beau être aboli officiellement, les habitudes perdurent.

Tout au long de ce roman, nous accompagnons Roscoe dans sa vie pénitentiaire, une vie faite de soumission, de brutalité, d’humiliation, de solitude, loin des siens qui semblent l’avoir oublié. Le récit de sa vie en prison alterne avec celui de ses souvenirs du temps de son court bonheur conjugal. Viendra enfin le récit de son retour à la liberté.

Dans Un travail comme un autre, son premier roman, Virginia Reeves a créé un magnifique personnage à la fois fort et fragile, et terriblement humain.

S.J.

Les mémoires de Vanitas

Tom, fan de mangas, présente cette semaine une nouvelle série.

Les mémoires de Vanitas – Jun Mochizuki

Ce manga nous présente Paris à la fin du 19ème siècle. Le monde y est divisé entre les vampires et les humains. Noé est un vampire qui part à la recherche du grimoire de Vanitas. Ce grimoire est une relique légendaire capable de changer de nature des vampires.

Nous suivons l’aventure de notre héros, Noé, au fil des tomes, 6 publiés à ce jour.

J’aime beaucoup ce manga car les dessins sont travaillés et il nous présente des lieux historiques. Les personnages jouent tous un rôle important dans l’histoire, ce qui rend la lecture plus intéressante.

Tom – 2nde9