La maison du scorpion

Le lundi, c’est lecture !

imageLa Maison du scorpion – Nancy Farmer

Matteo a six ans et vit avec Célia, qu’il appelle parfois maman, même si elle lui rappelle à chaque fois qu’elle n’est pas sa mère. Matteo reste seul, enfermé dans la petite maison de Célia, loin de tout, lorsque cette dernière part travailler. Il n’a jamais rencontré personne d’autre qu’elle.

Un jour pourtant, des enfants l’emmènent dans une grande maison d’où on finit par le rejeter quand on comprend qu’il est un clone, le clone de l’homme le plus puissant du monde : Matteo Alacran, el Patron, ou encore le Scorpion, cent-quarante ans.

Ce vieillard est à la tête d’Opium, pays qu’il a créé entre le Mexique et les États-Unis au XXIème siècle et qui vit de la culture intensive et légale du pavot. El Patron, comme d’autres trafiquants vieillissants dans ce pays, n’a pas l’intention de mourir, et c’est là que les clones interviennent. Ils sont des réservoirs d’organes sains, décérébrés à la naissance. Mais ce n’est pas le cas du jeune Matt car El Patron, orgueilleux, a exigé que son clone grandisse avec son cerveau et décide aussi qu’il sera éduqué (point faible d’El Patron, cet orgueil va permettre à Matt de penser…).

On suit Matt de son enfance à son adolescence, dans sa fascination d’El Patron tout d’abord, puis dans sa quête de reconnaissance, dans sa douloureuse prise de conscience de sa nature de clone et l’impossibilité d’être considéré comme un être humain. Je n’en dirai pas plus sur la suite du destin de Matt (je sais, c’est frustrant, mais c’est ainsi !).

Ces quelque quatre cent pages d’un récit haletant proposent à la fois aventure et réflexion – sur les dérives du clonage bien sûr, mais aussi sur ce qui fait qu’on est humain ou non, sur la différence, la perversion par l’argent, l’utilisation de l’autre (des thèmes finalement assez contemporains). Mais l’amitié, le courage, l’amour, l’envie de justice sont autant de qualités humaines qui sont loin d’être oubliées.Il y a aussi de l’espoir dans cette histoire et un message essentiel : quand on a un cerveau, on pense ! Le fait de penser, complété par l’éducation, permet des choix personnels, et pouvoir choisir veut dire être libre.

Un roman d’aventure prenant, militant, et bien écrit.

S.J.

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La voix du couteau / Entre chiens et loups

Le lundi, c’est lecture !

Deux dystopies aujourd’hui, proposées par Léa et Shirley de 1ère L.

la voix du couteauLa voix du couteau – Patrick Ness

C’est un roman avec son univers propre et pourtant similaire au nôtre.Toutefois, les femmes ont disparu de cette terre et les hommes se retrouvent seuls, dérangés par un bruit constant, les pensées des autres, aucun repos mental ne leur est vraiment accordé. Ce bruit est un virus apparemment apporté par la civilisation disparue des Spacks, décimés dans la guerre contre les Hommes.

Pourtant Todd, un garçon de 13 ans trouve quelque chose dans un lieu éloigné de la ville : un morceau de « paix », du silence, de rien. Puis ce rien s’enfuit, et il sent que c’est dangereux.

Ce roman a un vocabulaire et une grammaire plutôt originale et intéressante au début. Ils permettent de comprendre cet univers où la connaissance est considérée comme dangereuse, où les livres et les vidéos ont été interdits et brûlés.

La voix du couteau est le premier tome d’une trilogie intitulée Le chaos en marche, et dont les deux autres tomes, Le cercle et la flèche et La guerre du bruit sont également disponibles au CDI. Léa 1ère L

le cercle                         guerre bruit

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chiens et loupsEntre chiens et loups – Malorie Balckman

Il s’agit du premier tome d’une série de quatre. L’histoire raconte une histoire d’amour dans un monde divisé entre les Nihils (les Blancs) et les Primas (les Noirs). Dans ce monde, les Primas sont maîtres de tout, et les deux groupes n’ont en aucun cas le droit de se fréquenter. Pourtant Stephy, la fille du ministre de l’intérieur et Callum, fils d’un ouvrier blanc vont s’aimer. C’est leur histoire tragique, et celle de leurs descendants que raconte l’auteur.

Je pense que cette histoire peut éveiller les consciences sur le racisme et la société en conflit. Ce sont les meilleurs romans que j’ai lus et je les recommandes vivement car ils sont captivants et peuvent faire changer la façon de voir les choses pour certaines personnes. Il peuvent se lire à tout âge. Shirley 1ère L