Les vieux fourneaux

Le lundi, c’est lecture !

Les vieux fourneaux – Lupano / Cauuet

 

Quel plaisir de rencontrer Pierrot, Mimile et Antoine,  trois septuagénaires, amis d’enfance, au passé d’anarchistes pas piqué des vers !  Ils se retrouvent à l’occasion de l’enterrement de Lucette, la femme d’Antoine. Après passage chez le notaire, Antoine apprend que sa chère Lucette a eu une aventure avec Servier, grosse fortune de l’industrie pharmaceutique et cible des luttes syndicales des trois compères.

Ni une ni deux, Antoine prend son fusil et part vers la Toscane pour abattre cet odieux suppôt du capitalisme qui a séduit sa Lucette … il y a 40 ans !

Les deux autres, partent à sa poursuite pour éviter un carnage, et c’est le début d’un road-movie souvent hilarant qui met en scène des personnages hauts en couleur et à la langue bien pendue. C’est irrévérencieux à souhait,  les situations sont cocasses, les bons mots fusent dans cette comédie sociale qui présente des papis loin des clichés des petits vieux passant leur retraite en charentaises au coin du feu, même si parfois, la réalité se rappelle aux bons souvenirs du trio : « J’aurais préféré le tuer à coups de pied, mais avec mon arthrite… »

 

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En route vers les retrouvailles

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Au quartier général où s’organisent les attentats gériatriques
Déjà cinq tomes sortis et on attend le sixième avec impatience.

Un petit aperçu de dialogues avec le plus radical de la bande,  l’ami Pierrot :

« –Dites donc, vous êtes drôlement organisés, pour des anarchistes.
-Ha ha ha ! Mais l’anarchie, c’est pas le bordel, mon cher ! C’est l’ordre moins le pouvoir, nuance. »

« Des non-voyants anarchistes! « Ni yeux ni maître », qu’on s’appelle! On fait du terrorisme situationnel. C’est bidonnant. On s’incruste dans les réceptions, les soirées branchées, les cocktails, les réunions politiques, et pis on fout le boxon. Que des handicapés et des vieux méchants comme des teignes! Le cauchemar des services d’ordre. S’ils nous touchent, on porte plainte, on demande des dommages et intérêts, ça arrondit les fins de mois. »

S.J.

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Quand la BD philosophe

Le lundi, c’est lecture !

Le temps des révisions est arrivé, bientôt le Bac et la première épreuve qui en fait stresser plus d’un, la philo !

Pas de panique, voici quelques lectures qui peuvent aider à philosopher… ou pas.

sages

 

La planète des sages : Encyclopédie mondiale des philosophes et des philosophies – Jul et Charles Pépin

Présentation de 58 philosophes  du monde entier. A chaque fois, une page illustrée par le dessinateur Jul à laquelle répond une page de texte de Pépin. C’est souvent drôle, décalé, et ça peut donner envie de (re)découvrir certains philosophes.

 

 

 

poussin

 

Les aventures de Poussin 1er – E-E Schmitt / Janry

Un poussin qui interroge le monde, qui doute. Il suffit qu’un chien lui demande « Qui es-tu ? », et c’est parti pour un album de questions existentielles. On sourit beaucoup à suivre ce poussin dans la basse-cour et son environnement proche, à la recherche de réponses sur le vaste monde.

 

 

philocomix

 

Philocomix – Vermer / Thivet / Combeaud

C’est quoi le bonheur ? A l’aide de schémas, de dessins et d’exemples, les auteurs présentent avec humour les théories de 10 philosophes sur le sujet. Qu’en ont dit Platon, Descartes, Nietzsche et les autres ? Vous saurez tout, ou presque, en lisant Logicomix.

 

 

 

 

A vous de voir lequel de ces trois ouvrages vous permettra d’avoir une mention au Bac !

S.J.

Le fond du bocal

Le lundi, c’est lecture !

Lecture de circonstance en ce 1er avril. Des histoires de poissons. De l’absurde, de la dérision, du cynisme, mais surtout de l’humour…

 

 

Au cours des sept tomes du Fond du bocal, ils en ont parcouru des kilomètres les poissons de Nicolas Poupon ! Ils sont tous fêlés du bocal, forcément, passent leur temps à s’interroger sur l’absurdité de la vie, se prennent pour Steve McQueen dans La grande Evasion et échappent quotidiennement aux dangers les plus grands. Mais jamais ils ne se contentent des limites de leur bocal et sont toujours en étroite relation avec l’actualité brûlante de leurs contemporains bipèdes et non aquatiques.

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Pour découvrir quelques planches des différents albums https://www.glenat.com/bd/series/le-fond-du-bocal

S.J.

La légende de Robin des Bois

Le lundi, c’est lecture !

robin des boisLa légende de Robin des Bois – Manu Larcenet

On connait tous l’histoire de Robin des Bois, ce jeune noble qui  prenait aux riches pour donner aux pauvres.  Oui, mais ce qu’on sait moins, c’est que comme tout le monde, il a vieilli, et mal vieilli.

Heureusement, Manu Larcenet  est là pour nous  raconter la vraie histoire de ce  pauvre Robin qui  a continué son activité bien au-delà de l’âge de la retraite.

Si vous voulez tout savoir  sur un Robin vieillissant qui n’a plus toute sa tête, parle aux arbres, chante à tout va « Tireli pinpon sur le chihuahua » ou « Tata Yoyo », veut rencontrer E.T., côtoie un Tarzan tout aussi vieillissant et se voit pris dans une histoire de serial killer…cette BD est pour vous !

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Larcenet délire, il n’est pas à un anachronisme près, entre loufoqueries et absurde, un brin irrévérencieux aussi. Un très bon moment de lecture !

S.J.

Eleanor Oliphant va très bien

Le lundi, c’est lecture !

imageEleanor Oliphant va très bien – Gail Honeyman

Le titre est un peu trompeur car cette pauvre Eleanor ne va pas vraiment très bien. Elle a beau être d’une intelligence supérieure, elle manque totalement de bonnes manières et de vernis social, et dit sans  retenue tout ce qu’elle pense. Pas très recommandé pour se faire des relations au travail par exemple. D’ailleurs, ses collègues se moquent d’elle continuellement et au mieux, ils l’ignorent.

Quant à sa vie personnelle, elle est réglée par une routine qu’elle suit scrupuleusement : pas d’interférence avec quelque humain que ce soit, repas identiques tous les jours, conversation hebdomadaire et difficile avec sa mère, vodka à gogo le week-end, sans doute pour oublier, même si on ne sait pas trop quoi au début.

Les choses changent de façon improbable (mais on s’attend à tout avec Eleanor) quand elle  tombe amoureuse d’un chanteur de rock à la mode. Elle met alors toute son énergie à se transformer pour arriver à ses fins et tout ça va tourner à l’obsession.

Sa vie va également changer le jour où elle va rencontrer Raymond, un collègue que son étrangeté ne rebute pas.

Un roman à la première personne qui nous fait vivre de l’intérieur les réflexions et les émotions d’Eleanor dans son long chemin vers le monde extérieur.

Ce  premier roman de Gail Honeyman est savoureux, plein d’humour, de tendresse et sous couvert d’humour, aborde quelques sujets graves.

S.J.

Mon chat le plus bête du monde, et la suite.

Le lundi, c’est lecture !

Certain(e)s – qui se reconnaîtront – me reprochent de ne présenter que des lectures sombres. Alors aujourd’hui, je vais essayer de les contenter avec trois albums de Gilles Bachelet à lire, à relire, à faire lire, à tout âge et sans modération.

Attention, pour les vrais amoureux des vrais chats, certaines images peuvent être déstabilisantes.

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Dans le 1er album, Mon chat le plus bête du monde, on peut lire sur la quatrième de couverture : «Un ami m’a offert récemment un ouvrage sur les chats. Je ne suis pas arrivé à déterminer à quelle race appartient le mien ». Et pour cause ! L’auteur-illustrateur-narrateur (Gilles Bachelet himself à n’en pas douter), en robe de chambre, l’air un brin lunaire, nous parle de son chat avec la tendresse et la bienveillance qu’on peut avoir pour un être pas tout à fait parfait, mais qu’on aime tant, parce que, quand même, c’est le nôtre….

Le seul petit problème, c’est qu’il nous parle de son chat mais que nous voyons un éléphant (à l’air pas très futé, il est bien vrai). Et c’est là tout le talent de Gilles Bachelet. Ce décalage entre le récit et l’image est vraiment drôle ! Le chat-éléphant nous est montré au quotidien dans les postures et les occupations d’un chat – à courir comme un dératé après une pelote de fil, à sauter de la mezzanine et à retomber sur ses pattes, ou pas (celle-là je ne m’en remets pas !), à faire ses besoins dans sa caisse, à s’avachir tout mou sur le canapé…sauf que ce n’est pas un chat qui nous est donné à voir.

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J’aime beaucoup le graphisme, et les situations sont visuellement hilarantes. Et comme l’illustrateur se met en scène en peintre de son chat, il nous offre de nombreuses références aux grands peintres (son chat étant toujours son modèle préféré).

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Dans Quand mon chat était petit, Gilles Bachelet a eu envie de nous faire partager cet instant si émouvant de la première rencontre avec le petit, ces événements si touchants que sont les premiers pas, les premières bêtises, le doudou qui traîne partout …la vie quoi ! Un vrai plaisir que de retrouver cet animal si étrange (c’est vrai qu’il n’a pas choisi le plus futé de la portée !), touchant, tellement il a l’air à l’ouest déjà dès le berceau.

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Puis dans Des nouvelles de mon chat, il explique que son appartement étant devenu trop étroit pour lui et son chat (on se demande bien pourquoi !), ils partent donc à la campagne où ce gentil chat encombrant va découvrir la liberté, l’espace, et de nouveaux jeux. Ce grand bêta, toujours flanqué de son doudou-carotte, va aussi découvrir l’amour grâce à la charmante chatte du voisin. Et si on s’était trompé (sans jeu de mot) depuis le début et qu’il s’agissait bien d’un chat ???

Même qualité graphique, même poésie, même décalage dans les trois albums, c’est jubilatoire.

Et si vous voulez en savoir plus sur cet auteur obsédé par les carottes,  les champignons, les autruches, les gants de ménage…., lisez ses autres albums !

 

S.J.

 

Les vingt-cinq vies de Sandra Bullot

Le lundi, c’est lecture !

sandra bullotLes vingt-cinq vies de Sandra Bullot – Colas Gutman

Sandra Bullot est en seconde K, elle a 16 ans et on pourrait dire qu’elle est une adolescente comme les autres. Enfin presque.

Son père est au chômage et passe son temps à manger des chips. Sa mère est actrice, ou elle le croit. Son petit frère s’appelle Ao (« A pour la première lettre de l’alphabet, O pour son groupe sanguin, en cas d’accident ce sera plus simple »), ben oui, c’est une famille qui cultive l’originalité !

Sandra traîne son adolescence entre le lycée où elle ne brille pas, et ses « amies » : Désirée Rathanavana, une tête ! et Irène Lara, ou Lara Irène, personne ne sait et d’ailleurs tout le monde s’en fiche !

Et puis un jour, elle reçoit un mail d’un dénommé « endive au jambon » avec en pièce jointe, une photo de son meilleur profil : son pied droit ! Qui est ce secret admirateur ? Sandra le connait forcément mais lequel de ces idiots de garçons du lycée peut-il bien être ?

Dans ce roman tonique et souvent hilarant, l’auteur fait un portrait décapant d’une jeune fille qui ne s’aime pas beaucoup et qui traîne son adolescence de vie en vie qu’elle s’invente. Elle passe de la vie de caniche royal à celle de fourmi neurasthénique, ou de pigeon émotif mais faux-cul. Vingt-cinq vies en tout, c’est ce qu’il lui faudra pour arriver à devenir tout simplement Sandra Bullot.

Colas Gutman donne à entendre une langue très imagée, bourrée d’inventions, et toujours très drôle. Son observation des ados est juste et si la vie de Sandra Bullot est légèrement exagérée (!), elle n’est quand même pas si loin de la réalité. Un très, très bon moment de lecture.

S.J.

Jolene

Le lundi, c’est lecture ! 

joleneJolene – Shaïne Cassim

Aurélien, 17 ans, est un peu décalé par rapport aux jeunes de son âge. Il aime, et c’est quasiment son unique intérêt dans la vie, le blues, le vieux rock, la musique qui évoque le grand ouest américain. Il joue de l’harmonica et porte chapeau et santiags, c’est dire s’il est passionné.

Les filles passent dans sa vie, mais pas très longtemps. Pourtant quand il rencontre Jolene à un concert de Ray Lamontagne, il fond !

Ils ont en commun leur passion pour la musique et a priori pas grand-chose d’autre. Elle a tout vécu ou presque, et lui rien, ou presque. Mais comme les contraires s’attirent, on va assister à la naissance d’une très belle histoire d’amour.

Ce roman pourrait en rester là. Raconter la rencontre de deux jeunes qui vont s’aimer sur fond musical et nous enrober tout cela dans un joli happy end.

Jolene est bien loin de cela. Shaïne Cassim que j’ai découverte avec ce roman, va malmener le lecteur et faire prendre à cette belle histoire un virage terrible. Elle malmène aussi Aurélien qui va vivre des émotions très fortes, cruelles, le menant au désespoir.

Ce texte est à la fois sombre et lumineux, sans mièvrerie, à (bonne) hauteur d’ado. Au final, l’auteur ne nous aura pas seulement donné d’assister à une histoire d’amour, mais aussi au passage d’un jeune homme à son statut d’adulte, à sa découverte des émotions, à son ouverture aux autres. Tout cela accompagné d’une bien belle écriture.

La chanson de Ray Lamontagne qui a donné son titre au roman. Un très beau texte, mais pas très gai !

S.J.

 

 

Oh boy !

  Le lundi, c’est lecture !

Je suis sûre que beaucoup d’entre vous n’ont toujours pas lu ce superbe roman qui donne à rire et à pleurer.

oh boyOh, Boy ! – Marie-Aude Murail

Siméon (14 ans), Morgane (8 ans) et Venise (5 ans)  n’ont vraiment pas de chance. Leur père a disparu dans la nature et leur mère vient de se suicider en avalant du « canard vécé ». Les services sociaux se penchent sur leur cas, mais il n’est pas facile de caser une fratrie.

Les jeunes Morlevent ont pourtant fait un « jurement », celui de ne jamais être séparés. C’est Siméon  –  surdoué, il est en terminale à 14 ans – qui suggère une solution à la juge et à l’assistante sociale. Il se souvient que son père a eu d’autres enfants avant eux, qu’il a aussi abandonnés. Ces enfants sont maintenant adultes, il n’y a qu’a leur demander de devenir tuteurs, voire même qu’ils les prennent en charge.

La juge retrouve effectivement les deux autres Morlevent, mais l’affaire n’est pas si simple. Il y a Josiane Morlevent, ophtalmologue en mal d’enfant, mais qui ne veut que la plus jolie. Et y a Barthélémy Morlevent, 26 ans. C’est un glandeur de première, instable, égoïste mais surtout très  « pédésexuel » et qui n’a donc a priori pas vraiment les atouts pour devenir un tuteur responsable. D’ailleurs, il ne veut pas le devenir ! Tout ce qui de près ou de loin ressemble à un problème ou une attitude adulte…il fuit. Mais on ne refuse pas une convocation chez une juge, qui voulant le tester, lui impose les enfants les samedis. Le reste du temps, les jeunes Morlevent vivent dans un foyer en attendant la décision de justice. Les trois jeunes semblent sauvés, mais finalement…non.

Le roman pourrait glisser vers le sordide, mais c’est sans compter avec le talent et la délicatesse de Marie-Aude Murail. Elle aime ses personnages, elle ne les maltraite jamais vraiment, même quand elle les fait passer par des épreuves aussi douloureuses. Et il va devoir en affronter le pauvre Siméon ! Heureusement il y a Barthélémy. L’incroyable, l’unique Bart !

Si au début l’auteur met en jeu l’avenir de ces trois enfants, au fond, c’est plutôt de Bart qu’il s’agit. Les enfants sont là pour l’aider à grandir, à assumer ses responsabilités, à sortir de sa bulle et enfin aller vers les autres. C’est bien grâce à ce personnage, ses répliques cinglantes et si drôles, ses bourdes, ses hésitations, ses retours en enfance lorsqu’il joue aux Barbies avec Venise, que le récit est supportable. C’est bien grâce à lui qu’au cours de cette lecture les larmes se transformaient toujours rapidement en sourire.

Tout est si juste dans ce roman. Jamais Marie-Aude Murail ne sombre dans le sentimentalisme. Elle ne donne pas non plus dans le « happy end », elle propose simplement à ses personnages un petit arrangement humain, donc loin d’être parfait, avec la vie et l’avenir.

A lire absolument !

S.J.

Comment (bien) rater ses vacances

  Le lundi, c’est lecture !

Encore un roman d’Anne Percin, beaucoup plus joyeux cette fois, et d’actualité à l’approche des vacances.

percinComment (bien) rater ses vacances – Anne Percin

Les vacances d’été approchent et Maxime, 17 ans, ne se sent pas de passer les vacances en Corse avec ses parents et sa petite sœur, à crapahuter sur le GR 20.

La petite sœur non plus, d’ailleurs, qui obtient sans peine de passer deux semaines en colo avec sa meilleure-amie-pour-la-vie. N’ayant aucun copain avec qui partir, Maxime se rabat sur sa grand-mère, à quelques stations de bus de chez lui.

Il l’aime bien Mamie Lisette, ancienne instit, généreuse et l’esprit vif. Il l’aime d’autant plus qu’il lui a fait acheter un ordinateur et que sous prétexte de mettre ses logiciels à jour, il va pouvoir passer des heures à regarder les films gores qu’il adore, et à tchater avec ses deux seuls amis, Alexandra et Kévin (sacrés personnages ces deux-là aussi !). Les vacances s’annoncent donc finalement très bien pour cet ado un brin solitaire, qui cultive un look décalé, qui s’éclate sur du rock des années 70, qui théorise à qui mieux mieux sur l’économie mondiale, qui trouve les couples d’amoureux ridicules et qui manie humour, cynisme, sarcasme et ironie avec talent.

Seulement voilà, la grand-mère fait une crise cardiaque et rien ne va plus. Les catastrophes s’enchaînent, il a affaire à la police, ses parents sont injoignables et la petite sœur déprime en colo.

Et on suit avec plaisir les aventures de Maxime qui va devoir sortir de son isolement et faire face, comme un adulte responsable qu’il est en train de devenir.

L’auteur réussit à nous attacher à son personnage et mêle adroitement émotion et humour tout au long du récit. Et de l’humour, il y en a ! Anne Percin a réussi à faire du quotidien d’un gamin solitaire une aventure palpitante. J’ai adoré ses expériences culinaires désopilantes, ses playlists sur l’ordi,  ses matches de ping-pong verbal avec sa grand-mère,  sa relation avec le chat…dont il est le parrain…  J’ai  aussi été touchée par les descriptions de ses moments d’abattement – on a beau être le roi de l’humour, la vie parfois, c’est pas facile.

Un très bon moment de lecture en compagnie de ce grand ado à la langue bien pendue et qui ressemble comme deux gouttes d’eau à ceux qui nous entourent…

S.J.